10 ans déjà, que l’Institut offre à notre regard
cette magnifique fenêtre sur le monde arabe qu’est La Biennale.
" Vitrine d’une des expressions vivantes de la culture
arabe où le verbe est roi ", pour Nasser El Ansary,
directeur de l’Institut, La 5ème Biennale déploie sous
nos yeux la dimension culturelle et qualitative des cinémas arabes
conjugués au présent de surcroît !
Et alors que culture arabe et culture de l’image,
sont deux termes, qui, au premier abord, peuvent nous paraître
antinomiques, les voilà réunis dans cette profusion d’images et c’est
tout le parchemin de l’Histoire des cinématographies arabes qui est
déroulée sous nos yeux en ces huit jours de festival. De l’hommage
rendu à la cinémathèque algérienne, sur lequel nous reviendront
ensuite, à celui rendu à la plus pétillante des actrices
égyptiennes, Tehya Carioca, le festival ne cesse de nous transporter
dans le temps… des cinémas arabes, des cinémas d’auteurs.
Les films actuels ne sont pas en reste, d’une maison
algéroise où se vit un huis clos, dans Le Harem de Mme Osmane, de
Nadir Moknèche, à l’Île de Djerba où des femmes attendent
patiemment durant onze mois le retour de leurs maris dans La Saison
des Hommes de Moufida Tlatli, en passant par le Caire de Hatef Hatata
dans Les Portes fermées, la sélection de La 5ème
Biennale démontre à quel point ces cinémas font preuve de
maturité. Les cybernautes pourront voir ces films dès cet été sur
les écrans français.
Par ailleurs, la section documentaire et court
métrage est aussi riche. Pour nous autres cybernautes de PlaNet DZ,
nous remarquons que l’Algérie est très présente sur ces fronts,
comme sur l’ensemble de La Biennale. Le magnifique Jardin Parfumé,
documentaire de 52 minutes, de Yasmina Benguigui, ainsi que les
courts, tels que L’Aïd El Kébir et surtout La Femme Dévoilée
sont de véritables bijoux de genre dans la cinématographie
nationale.
Si nous revenions sur l’hommage rendu à la
cinémathèque algérienne, c’est hélas, que des débats n’ont pu
être organisés autour des films projetés. Et il est d’ailleurs
également dommage pour le jeune public cinéphile de ne pouvoir aller
à la rencontre des réalisateurs qui ont su posé les jalons de l’histoire
du cinéma algérien.
Enfin, les films dont nous parlerons ici auront
été choisis pour l’intérêt tout particulier qu’ils auront
éveillés en nous, et comme de toute évidence, un choix, était
nécessaire, nous avons choisi…