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 La 5ème BIENNALE DES CINEMAS ARABES s'est tenue à l'IMA
du 30 juin au 9 juillet. PlaNet DZ était au rendez-vous...

10 ans déjà, que l’Institut offre à notre regard cette magnifique fenêtre sur le monde arabe qu’est La Biennale. " Vitrine d’une des expressions vivantes de la culture arabe où le verbe est roi ", pour Nasser El Ansary, directeur de l’Institut, La 5ème Biennale déploie sous nos yeux la dimension culturelle et qualitative des cinémas arabes conjugués au présent de surcroît !

Et alors que culture arabe et culture de l’image, sont deux termes, qui, au premier abord, peuvent nous paraître antinomiques, les voilà réunis dans cette profusion d’images et c’est tout le parchemin de l’Histoire des cinématographies arabes qui est déroulée sous nos yeux en ces huit jours de festival. De l’hommage rendu à la cinémathèque algérienne, sur lequel nous reviendront ensuite, à celui rendu à la plus pétillante des actrices égyptiennes, Tehya Carioca, le festival ne cesse de nous transporter dans le temps… des cinémas arabes, des cinémas d’auteurs.

Les films actuels ne sont pas en reste, d’une maison algéroise où se vit un huis clos, dans Le Harem de Mme Osmane, de Nadir Moknèche, à l’Île de Djerba où des femmes attendent patiemment durant onze mois le retour de leurs maris dans La Saison des Hommes de Moufida Tlatli, en passant par le Caire de Hatef Hatata dans Les Portes fermées, la sélection de La 5ème Biennale démontre à quel point ces cinémas font preuve de maturité. Les cybernautes pourront voir ces films dès cet été sur les écrans français.

Par ailleurs, la section documentaire et court métrage est aussi riche. Pour nous autres cybernautes de PlaNet DZ, nous remarquons que l’Algérie est très présente sur ces fronts, comme sur l’ensemble de La Biennale. Le magnifique Jardin Parfumé, documentaire de 52 minutes, de Yasmina Benguigui, ainsi que les courts, tels que L’Aïd El Kébir et surtout La Femme Dévoilée sont de véritables bijoux de genre dans la cinématographie nationale.

Si nous revenions sur l’hommage rendu à la cinémathèque algérienne, c’est hélas, que des débats n’ont pu être organisés autour des films projetés. Et il est d’ailleurs également dommage pour le jeune public cinéphile de ne pouvoir aller à la rencontre des réalisateurs qui ont su posé les jalons de l’histoire du cinéma algérien.

Enfin, les films dont nous parlerons ici auront été choisis pour l’intérêt tout particulier qu’ils auront éveillés en nous, et comme de toute évidence, un choix, était nécessaire, nous avons choisi…

LE PALMARES

Comme nous l’avions senti dans notre choix, le grand prix IMA du long-métrage a été décerné au fabuleux film de Moufida Tlatli : La Saison des hommes. Le film a par ailleurs décroché l’aide à la distribution d’une coquette de somme de 40000 francs, qui devraient permettre au film une bonne diffusion.

Nous sommes heureux de vous annoncer que notre production nationale n’est pas en reste : deux prix sur les sept accordés sont pour les films algériens. Le Harem de Mme Osmane, de Nadir Moknèche a été primé par le prix IMA de la première œuvre, et Les diseurs de vérité, court métrage de Karim Traïdia a reçu le Prix Maroun Bagdadi, prix spécial du jury.
Saïda Olivaud

L'hommage à la Cinémathèque Algérienne.
Les Films actuels présentés à la Biennale.