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L'actu. de PlaNet DZ

 

                                            

Note de PlaNet DZ : Alors même que nous préparons notre Cybersoirée du 29 avril au Cabaret Sauvage...
nous recevons cet article de la Tribune. Bientôt peut être pourrons nous faire une soirée
en simultané avec Alger... vive la technologie
!

Cybersoirée au Boum Boum

La discothèque de l’hôtel International d’Alger a abrité une soirée transmise en direct sur la toile.
Pour cette première, nous y étions

Mercredi 29  Mars 2000

Par Karim Marrefi

Ce n’était pas une soirée comme les autres au Boum Boum disco club où les organisateurs, les PITCHS, avaient fait le pari de la retransmettre, une première chez nous, en direct sur Internet.En fait de direct, il y a eu un décalage de plus de 30 minutes mais les internautes pourront suivre cette soirée en différé tout au long de ce mois (enfin, on l’espère).L’idée d’organiser une cybersoirée est venu de trois jeunes : Nayel, Hamza et Sid-Ali. Trois copains qui se font appeler PITCHS et qui ont déjà à leur actif l’organisation de nombreuses soirées et surprise parties mais, cette fois-ci, ils voulaient que l’événement soit immortalisé. La vidéo aurait pu faire l’affaire mais ce n’est pas vraiment original et il y a mieux comme pari technologique : Internet.Ne craignant rien, notre trio de choc a alors créé un site spécialement pour transmettre cette soirée et qui se propose également de donner l’actualité des parties branchées d’Alger. Le projet est mis sur pied grâce à l’EEPAD, fournisseur d’accès à Internet, pour la partie technique, et à Pepsi pour le côté financier. Ce soir là à l’hôtel International d’Alger, les organisateurs attendent l’heure H.Il est 21h50, il y a pas beaucoup de monde, Nayel et Sid-Ali sont stressés, Hamza les rassure : "Ne vous inquiétez pas, les gens vont y arriver." 22h30, la soirée commence, Nadia et Salim rentrent les premiers en piste et en avant les jeunes. Pour une première en Algérie, c’est réussi, même si on s’attendait à quelque chose de plus extraordinaire.Les jeunes présents sont divisés entre ceux qui trouvent que rester cloué devant son moniteur à regarder sans participer ne présente pas grand intérêt, ils préfèrent être présent pour danser et s’éclater et ceux que l’idée de revoir la soirée sur le net séduit. Mais encore faudrait-il que cela marche : Et bien oui, ça a marché. La preuve ? plus de 240 accès à la page (http://www.eepad.com/cybersoiree/) ont eu lieu à partir de minuit trente. Ce retard de retransmission s’explique, selon les responsables de l’EEPAD, par la panne d’une caméra et d’une station de numérisation. Autre raison, les techniciens de l’EEPAD n’ont pas eu le temps de tester le dispositif mis en place.La caméra qui captait la piste de danse retransmettait les séquences à la station de numérisation qui les compressait et les envoyait à un serveur Média player pour le streaming qui les transmettait depuis l’hôtel International via une liaison de 64 Kbps au serveur de l’EEPAD à Chéraga.Bref, il ne fallait pas s’attendre non plus à une soirée à la NetAid, qui comptabilise des millions d’accès. Cela n’a pourtant pas empêché Mahdi, Lilia, Rafik, Adlane, Sabrina de chanter, swinguer, entre hip hop, Techno, Dance, Raï et musique Kabyle. Plus de 300 personnes ont répondu à l’appel de cette première. l’ambiance était électrique.La musique ne s’est pas arrêtée jusqu’à 3 heures du matin, l’heure du tirage de la tombola. Un quart d’heure plus tard, la foule a repris sa place sur le dance floor et ce, jusqu’à 5 heures du matin.Le trio nous promet d’autres soirées du même type tous les jeudis. Ce qui devrait permettre à l’équipe de l’EEPAD de se roder à la vidéo sur Internet.     

K. M.

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