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L'actu. de PlaNet DZ

 

                                            

             

 

Note de PlaNet DZ concernant le festival Cannes Junior

l'oasis algérienne Timimoun a accueilli pour la

troisième fois le festival itinérant Cannes junior à l'initiative du

réalisateur Mohamed Chouikh (l'Arche du désert). Fin janvier, Cannes junior

se déplacera à Antananarivo où Mohamed Chouikh présentera une semaine du

film algérien.

APRÈS CANNES JUNIOR À TIMIMOUN

Le cinéma au creux de la vague
Source Liberté du 10 décembre 2001

Hier sur le plateau de Télé Matin (Sabahiat), un directeur d’une société de distribution cinématographique se plaignait de ce qu’il a qualifié de "point noir". Il a relevé, à l’occasion de la tenue du récent Cannes Junior de Timimoun, l’absence de films algériens traitant de l’enfance.
Pour rappel, ce festival est dédié à l’enfance puisque c’est un jury composé d’enfants qui délivre les récompenses aux meilleures œuvres "enfantines". Le cinéma algérien a brillé par son absence et si ce n’était pas la présence du "vieux" Djalti d’Ifticène, le 7e art local aurait bu le calice jusqu’à la lie.
Malgré la profusion de thèmes potentiels que peuvent consacrer nos cinéastes à l’enfance, aucun projet à ce sujet n’a été ficelé l’année dernière. Dans un pays peuplé de jeunes, cela apparaît comme un comble difficile à admettre si l’on faisait mine d’ignorer la grave crise vécue par notre cinéma.
En effet, nos créateurs – cinéastes, scénaristes ou acteurs – se morfondent dans l’attente d’une médication de cheval sous forme d’une politique cinématographique clairement définie par les pouvoirs publics. Sinon le 7e art continuera de manger son pain noir tandis que ses animateurs poursuivront leur régime de disette, se contentant de maigres rôles dans les "sketches-chorba" du ramadhan.
Signe des temps : Omar Guendouz et Belkacem Hadjadj se sont essayés à la caméra cachée alors que leur immense talent les prédestine en principe aux superproductions où ils pouvaient faire étalage de leur savoir-faire.
Cannes Junior a le mérite d’exister tout de même pour le grand bonheur de ces habitants de Timimoun, indolents certes, mais très avides de sensations. Des sensations pures que procure généreusement le dernier-né des arts.
Mais, il est grand temps de réfléchir à une orientation d’ensemble de ce qui reste de l’industrie cinématographique afin d’offrir, à terme, des espaces de rencontre pour tous les cinéphiles.

Pour les plus jeunes, il s’agit de s’atteler à une réflexion large pour délimiter les voies et moyens de produire assez de films pour enfants et ce, pour qu’aux prochaines éditions de ce festival de Timimoun, une ou plusieurs œuvres défendent l’honneur retrouvé du cinéma algérien.

B. DJILLALI