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HAMOU "
...Je m'accroche toujours à la vie
Il s’installe définitivement en France en 1973 et découvre la chanson française portée par l’après mai 68. « La première fois que j’ai écouté » Il n’y a plus rien « de Léo Ferré, nous dit-il, j’ai pris une telle claque que j’ai rangé dans un coin toute ambition de devenir auteur, compositeur ou chanteur comme je le projetais en arrivant en France. Il m’a fallu trois ans pour reprendre un peu confiance en moi et me remettre à écrire ». En 1981, il réalise un premier album « Un paradis de gadgets » dans lequel il décrit déjà l’Algérie d’un œil critique. En 1983, pour son deuxième album, « Un p’tit bout de tendresse » on pouvait lire par la plume de Richard Cavano dans le « Matin de Paris » : « Attention tous ! Voilà un personnage, sidérant, un personnage nouveau, dans la chanson ou il faudra bien qu’il creuse son trou, si ce métier a la moindre logique. HAMOU, c’est un type qui crache sur sa rage et ses dégouts, ses fureurs et ses peines ». En 1989, HAMOU réalise « Le temps file » dont les textes sont des morceaux de vie ordinaire. Un album enraciné dans le maghreb, dans le béton, dans Paris la nuit. Une chanson française rock avec des arrangements et des rythmes inspirés de hédaouïa, du Raï, du kabyle, du chaâbi, de l’andalou… . En 1998, avec son single « Quand je s’rai grand » HAMOU nous emmène sur les routes d’Afrique. Le chant griot d’Aïssat Kouyaté nous conduit vers des terres où les enfants chantent et dansent le rêve du départ « vers des soleils clandestins, sans papiers et sans rien »… Sous les apparences les
plus banales, HAMOU débusque toujours l’oppression, Il n’est dupe
d’aucune situation, d’aucun sentiment, et comme il a un sens immédiat du
flash, de l’image dure, ça fait mouche à tous les coups, Il transcende
toujours les clivages entre deux cultures. De l’Algérie à la France, on
traverse les deux rives avec sa dose de nostalgie et de lucidité. |