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« Noise »
est une association universitaire qui a vu le jour en 1996. Ses membres
fondateurs, tous étudiants dans différentes filières ont en commun
l’amour de la musique. C’est, cela, en premier lieu, qui était à la
base de sa création. Cet attachement pour l’art musical et ce, malgré
les divergences, a vite engendré une ligne de conduite qui consiste à
encourager toutes manifestations ayant pour but l’épanouissement
d’une culture qui a trop souffert des luttes partisanes et des méfaits
d’un système.
Malgré son affiliation à l’université
MOULOUD MAMMERI de Tizi-Ouzou, l’association noise veut dépasser le
cadre universitaire et prolonger son action vers l’extérieur, pour cela
ses membres travaillent sur différents projets.
Noise dispose à ce jour d’un siège
qui lui a été octroyé par les services universitaires en 1999, soit
trois ans après sa création. La même année une subvention annuelle lui
a été attribuée. Celle ci étant assez dérisoire par rapport a ses
besoins, l’association fait aussi appel aux moyens personnels des ses
adhérents et aux ressources de la sous direction des activités
culturelles et sportives pour financer bon nombre de manifestations.
C’est pour ces raisons(retard dans
l’attribution d’un local et d’une subvention) que la véritable
dynamique d’action de l’association est apparue durant l’année
universitaire 1999-2000.
Depuis sa création association a
organisées divers rencontres autours des arts et de la culture et anime
divers ateliers en permanence dont des Atelier guitare des ateliers
flûte et une nouveauté cette année l'atelier rencontre, un atelier ou
des musiciens de différents styles se rencontrent pour échanger des idées
et avoir une vision plus large de la
musique.
L'association a organisé l'année
dernière le premier festival rock de Tizi-Ouzou "Rock TIZLITT" qui
a eu lieu du 21 au 23 mai 2000 et à regroupé trois groupes de rock :
ITHREN (étoiles) d’Oum El Bouaghi et
leur rock chaoui.( c'est bon !!)
BLUES HILLS d’alger.
TIGIMMI (patrimoine)
de Tizi Ouzou, rock kabyle.
En plus des activités citées précédemment,
l’association « NOISE » parraine différents groupes. Parmi
eux, le groupe TIGIMMI qui travaille à élaborer une nouvelle vision de
la musique kabyle, sorte de fusion entre folklore riche en sonorités et
en couleurs, et une musique à tendance heavy qui élargit le champ de
l’instrumentation ouvrant la porte à des connotations plus
électriques.
Les projets de Noise :
- Etablir divers contacts à l’intérieur
comme à l’extérieur
du pays pour agrandir son champ d’activités et créer une sorte
d’alliance associative pour
promouvoir l’art et l’artiste algérien.
- Créer un site web, qui serait une
sorte d’agenda culturel de l‘université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou.
Celui-ci rendrait compte des manifestations qui s' y
déroulent et des projets
venir et qui servirait aussi de relais entre le mouvement
associatif intra et extra universitaire.
- Créer un rendez-vous musical, mensuel
à l’université de Tizi-Ouzou qui prendrait la forme de
mini-concerts acoustiques ou se produiraient différents groupes,
toutes tendances musicales confondues.
- Faire du festival « Rock TIZLITT »
un rendez-vous annuel et incontournable ou pourraient se rencontrer
des musiciens venus de divers horizons.
Le festival « TIZLITT »a
fleurit dans les esprits ambitieux de jeunes, dynamiques, issue d’un
milieu artistique très épanouie. En effet, nul ne doute à présent de
l’exception culturelle que constitue, cette région dont les ressources
très riches et diverses remontent à des temps anciens.
Un petit historique :
Ce
n’est bien évidemment pas par hasard si la région de TIZI-OUZOU fait
figure depuis longtemps de leader incontesté dans le domaine de la
musique. Ce fond très particulier pour les mélodies enchanteresses
inspiré du folklore qu’on associe subtilement à la technicité et à
la précision de la musique contemporaine n’est pas un principe nouveau
puisque l’idée avait déjà fait son chemin parmi nos ancien artistes
quant EL HASNAOUI gravait au début années cinquante ses premiers chefs
d’oeuvre jalonnés de cette fusion presque embarrassante pour l’époque
entre l’ancien et le moderne .Ce n’est bien sur plus un tabous à présent
de casser cette barrière entre les styles, et le public local l’a bien
compris. Si on se fie aux ventes de disques, on réalise que la région
est un gros consommateur de culture ( de musique tout particulièrement )
et les scores importants réalisés par les représentant des différents
styles démontrent l’ouverture d’esprits et la curiosité
intellectuelle. Il a été prouvé par le passé que cette option est un
courant porteur puisque nombreux de ces adeptes ont réussis à
s’imposer au niveau universel et qu’une teinte berbère est accepté
à présent comme une des couleurs principale qui compose le secteur de la
world music .
La région, et c’est désormais une
certitude, a de tout temps eu cette longueur d’avance que des musiciens
aussi talentueux que Iguerbouchen, Idir, Takfarines, et d’autres, ont
imprimé. La finalité tracée par tout ces ténors était et reste encore
cette volonté d’émancipation par rapport au valeurs captivantes que
sont le régionalisme et le patriotisme musical qui continu d’étouffer
les talents et de compromettre la création dans notre pays.
Et aujourd'hui :
Partant de là et gardant à l’esprits
la réalité historique qui veut que Tizi-Ouzou soit le pole stratégique
pour la revalorisation culturelle que nous souhaitons tous à notre pays,
il est très facile de mesurer l’impact que pourrait avoir un festival
de musique à la dimension internationale. Si nous analysons la situation
historique de notre musique durant les années ’70 et une bonne partie
des années ’80 nous aboutirons inéluctablement à la conclusion que le
courant inter-culturaliste à eu un impact positif sur la créativité et
a eu l’approbation d’un grand publique critique. Les salles de
spectacles que compte la ville de Tizi-Ouzou ayant accueillis des groupes
de musiciens de différents horizons (Salsa, Jazz, classique, rock…) .
Nous somme à présent projeté dans
cette logique mondialiste et complètement mis aux fait du succès
universel de la world music. Il est vrais que la plupart des musiciens qui
partagent notre vision ( GNAWA DIFFUSION, ZEBDA, SIDI BEMOL, ONB …) sont
domiciliés en Europe mais les racines de tous ce mouvement dont le succès
est grandissant sont bien ancrés de ce coté ci de la Méditerranéen et
ce n’est pas que par des manifestations comme le TIZLIT noise festival
que notre originalité culturelle prendra son essor, faudra élargir son
champs d’action à d’autres région.
Objectifs de la prochaine édition
du festival :
Nous restons convaincu que l’isolement, qu’il soit régional ou
national, est la cause de cette faillite culturelle. L’uniformisation
des formes d’expressions et le rabattement des jeunes en particulier sur
des visions exclusivement folkloriques n’est pas un choix réfléchi
mais le résultat logique de l’enclavement de la culture avec les autres
source d’influences. Encouragés par le succès de la première édition,
il n’est plus question à présent de se confiner derrière un
amateurisme inconséquent et une prudence insensé. Le festival tentera
cette année une aventure en dehors de l’université par deux concerts
qui auront lieu à la maison de la culture. Nous somme contraint de
professionnaliser l’événement puisque la prestation des groupes et des
autres partenaires (publicité, billetterie, service d’ordre…) sera rémunérée,
et ceci, nous l’espérons, favorisera la qualité que le publique est en
droit d’exiger.
FESTIVAL ROCK TIZLITT DU 22 AU 24 MAI
2001
L’association « noise » après
la réussite du premier festival rock 2000 veut renouveler l’expérience
cette année pour contenter un publique qui se réconcilie avec la
culture.
Pour ce troisième millénaire, l’association ambitionne de créer des
passerelles entre des artistes algériens vivant en France ayant réussi
et des artistes vivant en Algérie et ce dans un souci d’échange
d’expérience et de revalorisation de la musique algérienne.
Le festival rock Tizlitt se tiendra du
22 au 24 mai 2001.
Ces trois jours se dérouleront dans deux lieux différents :
- Du 22 au 23 mai 2001 :
Se dérouleront à la maison
de la culture de Tizi-Ouzou et ce pour permettre à un publique non
universitaire d’y assister.
- Le 24 mai 2001 :
Ce sera la journée de clôture
du festival et se passera au campus de l’université mouloud Mammeri
de Tizi Ouzou et ce pour permettre à des étudiants qui n’ont pas
toujours les moyens d’y assister gratuitement.
Les groupes :
Cinq groupes sont prévu
au programme :
Un groupe d’Alger « Dzair »
Un groupe d’Oum El Bouaghi « Ithrane »
Un groupe de Tizi-Ouzou « Tigimmi »
Deux groupes de Paris d'la France « Sidi-Bemol et Akli D »
On rêve déjà qu'on y est déjà ...
On fera tout pour aider cette association à mener à bien cette
entreprise. Que ce soit Noise ou les jeunes du Souk c'est vraiment un
plaisir de voir avec quel entrain et quelles motivations les membres se
mobilise pour de bien belles causes !!
Chapeau les amis !!
L'équipe de PlaNet DZ |