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Commémoration...
Même Le
Printemps berbère, dont l’ACB fête le passage à un autre siècle et
à un autre millénaire, demeure cet événement à dater duquel la
question berbère est posée publiquement en Algérie et, par ricochet,
dans les pays voisins et dans la diaspora.
C’est à partir de ce moment que l’affirmation de l’identité berbère
a cessé d’être taboue, marginalisée, pour devenir un élément à
part entière d’un débat qui porte sur l’avenir de l’Algérie dans
son ensemble. si cette date est devenue rituelle, cette commémoration ne
ressemble pas aux autres.
Symbole...
Pour les militants de la cause
berbère, pour les partisans du pluralisme culturel et linguistique, donc
politique, pour toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la liberté,
le Printemps berbère est la date la plus significative du
calendrier des luttes revendicatives puisqu’il représente une avancée
vers une identité historique.
1980...
Les manifestations de 1980 sont les
premières à caractère populaire à remettre en cause l’hégémonisme
et l’autoritarisme d’un système qui a culminé dans la reconnaissance
contrainte et forcée de la différence et du pluralisme par le régime.
Culture...
Le Printemps berbère importe aussi
parce que, depuis vingt ans, il est célébré comme une fête qui exprime
toute la richesse et toute la spontanéité de la culture berbère.
L'Association
de Culture Berbère
Il y a désormais plus de vingt ans
naissaient à Ménilmontant les premiers Ateliers de Culture Berbère.
Pour répondre à une demande extrêmement diverse, qui ne se limitait pas
au domaine culturel, l’ACB, très tôt, a su élargir ses activités en
direction du social, des loisirs, des sports, et de la production
musique, édition, spectacles...
Nous
vous invitons à découvrir les multiples activités de l'ACB à
travers
son site Internet.
Le Maître d'œuvre
du spectacle : Belkacem Tatem
"Il donne toujours
l’impression de ne pas être là. C’est l’absent le plus présent
que Paris a fait. Il aime la peiture, la sculpture et les planches. Il la
sème. Il se nourrit de mots.Lorsqu’il lui arrive de les cracher, il les
traduit en gestes ou en images. Pour l’ACB, il a réalisé Si Lehlu et le Voyage du
Kabyle. Au theâtre, il en a trop fait. Impossible de narrer ces
cheveux défaits. Cette tempête de créativité.
Belkacem Tatem a quelque chose dans
le regard que son propre œil ne saurait déceler. Metteur en scène au
theâtre, il sait la conversion, l’adaptation.Il a été plusieurs fois
maître d’œuvre de grands spectacles. Il va encore une fois le démontrer
au Zenith. Le Zenith du Printemps berbère." Meziane Ourad
Au
programme des festivités
:
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AMENDIL,
la danse du foulard
Dilem et Fellag seront également de la fête…
Présentation détaillée :
IDIR, le maître, l'incontournable…
… C’était en 1973.
Il avait vingt et un an et, le soir après ses cours de géologie à
l’université d’Alger, il grattait la guitare. La musique kabyle étant
trop sclérosée à son goût, il invente quelques accords « modernes »
sur sa guitare sèche… Ce sera Avava
Inouva. Et le triomphe immédiat. Avec ce tube international, Hamid
Cheriet devenu Idir
« rajeunit » la chanson kabyle tout en ressuscitant les contes
anciens. Ce faisant, il est propulsé porte-parole de la jeune chanson
kabyle et symbole de la culture berbère opprimée.
Lourde responsabilité,
qu’il prendra soin
d’assumer en créant sa musique à partir du terreau kabyle, tout en réfléchissant
sur la question de l’identité qui deviendra très vite celle des
identités (titre de son dernier album). Idir
décide de s’envoler pour la France, loin de l’Algérie où la censure
du parti unique et les studios rudimentaires étaient un obstacle à ses
ambitions…
Installé en France
depuis vingt-cinq ans, lui qui s’est « donné les moyens de
l’intégration », continue à manger et à parler kabyle, à fréquenter
les bistrots kabyles, non pas seulement par besoin de se ressourcer, mais
parce que c’est naturel. Il rejoint ainsi le poète berbère Jean
Amrouche qui disait, il y a cinquante ans : « J’écris en
français, mais je ne sais pleurer qu’en kabyle. »
Arezki
Metref
CHERIFA,
la grande dame de la chanson kabyle
Chérifa,
du haut de ses 75 ans,
incarne la tradition musicale féminine kabyle, ainsi que la résistance
des femmes – grâce à la musique – face aux archaïsmes de la société.
L’authenticité de cette
musique – bendir et
percussions, une voix juste – laisse entendre tour à tour des soupirs
d’amour, des louanges religieuses et des récits.
Chérifa
a traversé les générations, et ses chants, tant ils véhiculent force
et pureté, nous transportent toujours avec autant d’émotion.
Un spectacle vivant, où Chérifa,
entière, se donne à son public.
Karima chante Chérif
Kheddam
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Karima,
cette jeune Kabyle, est née chanteuse. Son corps est le support d’une
voix. Chemin faisant, elle a croisé des cordes, des vents, des boums.
Un jour, ses yeux se sont jetés
dans les bras d’une partition d’un homme qui sait les lire :
Chérif Kheddam.
Ce pionnier de la chanson kabyle, qui continue de mettre le monde en
musique, a insufflé au patrimoine musical algérien, singulièrement berbère,
l’audace philarmonique et poétique. Depuis et malgré les tourments que
sait créer la Seine ou l’exil, Karima
est toujours là. Dirigée
par Chérif Kheddam, elle
devient une autre interprète, une autre femme. Quelle embellie !
cette voix qui sait sécher les larmes est portée, ici, par un orchestre
– trois, en fait – qui savent dessiner l’harmonie. Cette alchimie
s’explique par la touche d’un maître : « Da Chérif ».
Cette femme sait chanter et Kheddam
a plusieurs cordes à son luth. De cette rencontre est née une nouvelle
aventure. Un son à écouter. Les senteurs de l’Algérie sont là,
l’aura des enfants de ce pays estrendue.
Brute, elle est brute, elle se narre.
Meziane Ourad
HAMOU,
le rock et l'exil
A travers ses textes Hamou revendique une Humanité, une identité
et le rêve d'une démocratie...
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Triplement exilé, Hamou,
d’origine kabyle, est né et a grandi dans l’ouest de l’Algérie
avant de s’installer en 1973 en France... Berbérophone, il parle arabe
dans la rue et chante en anglais, avec son groupe des années 60 The
Youngers (dont certains éléments formeront, plus tard, Raïna Raï),
puis en français, langue dans laquelle il fait l’essentiel de sa carrière.
Enfin, né dans le berceau du raï, à Sidi bel-Abbès, c’est sur le
rock qu’il jette son dévolu.
Se faisant le héraut des marginalisés
de l’Occident, il est aussi l’écho vigoureux d’un autre désenchantement,
celui des siens, les jeunes Algériens
dépossédés de leur indépendance.
…Contre-temps/Temzi-w,
son dernier album, est un retour aux sources. Pour la
première fois, Hamou chante
en kabyle. L’adaptation rock de la musique de Slimane Azem est étonnante,
et dans les textes de Hamou
traduits en kabyle par le grand poète Ben Mohamed, la voix chaude de Hamou
fait passer une émotion d’une qualité rare.
AFOUS,
la main ouverte
Afous signifie main… La main dit la
solidarité, la fraternité, le pardon. Plus que la mémoire qui parfois défaille,
la main se souvient.
Ainsi est Afous,
qui se met à nous conter les chemins possibles de nos campagnes devenues
champs de guerre. Ainsi est Hissine le chanteur du groupe, porteur sain du
virus de la nostalgie qui, caressant les fils d’une guitare, parle de
nos grands-mères. Ainsi est ce son nécessaire, qui prétend comprendre
et narrer l’exil.
Ce groupe est rare. Il s’est fait rare.
Il est entré dans la planète
musique telle une météorite. Il en est sorti, il y a dix ans sur la
pointe des pieds pour y revenir gentiment, sans fracas, avec des arguments
et des valeurs sûres : le rythme et les mots pour le dire.
AMIRA,
la voix du voyage
Amira, ou la jeunesse et l'audace du mélange
de deux cultures, de deux musiques : entre Paris où elle est née et la
Kabylie de ses parents, entre l'univers world-dance et la chanson kabyle
traditionnelle, elle a su
trouver un équilibre novateur et irrésistible.
Chanteuse à la personnalité
attachante, voix qui invite au voyage, qui pousse à la danse, elle a
connu le succès par la scène et par le public bien avant que ne sorte
son premier single, une version « techno-kabyle » de Chtedouyi.
Puis les grandes salles parisiennes, la télévision algérienne et une
tournée en Algérie en juillet 2000 lui ont permis de faire partager à
un public toujours plus large et plus enthousiaste ses reprises de Idir,
Brahim Izri, Aït Menguelet, ainsi
que ses créations originales.
IDEBBALEN,
la musique des racines
Idebbalen, ce groupe de musique
traditionnelle berbère est dirigé par
Saïd Nissia, dit Saïd
Akhelfi. Ce dernier ne garde de sa jeunesse que des flûtes champêtres
qu’il pratique depuis l’âge de huit, dix ans.
Arrivé en France au début
des années soixante pour travailler à l’usine comme ses compatriotes,
il avait dans ses valises ses flûtes et dans sa tête son répertoire de
berger.
Aujourd’hui, il est considéré par les membres de sa société comme le
meilleur représentant de la musique traditionnelle du terroir algérien.
Idir, un autre grand de l’art musical en Algérie, dit de Saïd
Nissia qu’il est le gardien dépositaire et garant de
l’authenticité de la musique ancestrale kabyle et chaouïa.
Saïd
Nissia est apprécié dans le monde
entier où, grâce aux nombreuses tournées avec Idebbalen ;
il laisse des empreintes profondes dans chaque esprit qui a écouté ses mélodies
envolées improvisées.
Les
Zémigrés,
Théâtre des hommes libres
Sur scène, deux personnages fous, donc géniaux. Ligotés à une
chaise, il ne leur reste que la parole. Et, comme par magie, plus
les mots s’échappent, plus les liens se desserrent, car au bout
du compte, la liberté chevauchant leurs phrases arrive à se frayer
un chemin vers la lumière des hommes.
C’est un spectacle drôle, très
drôle, où l’intelligence ne laisse aucune place à l’intolérance.
Et qui montre, tout compte fait, que les minoritaires qu’ils sont
donnent une leçon magistrale d’universalité ! Ils parlent
et agissent comme ils sont : des Imazighen,
des Hommes libres.
Bravo, les mômes !
Idir |
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AMENDIL,
la danse du foulard
Amendil,
en berbère, c’est le foulard qu’utilisent les femmes dans les Aurès pour transporter
la cueillette, en Kabylie, pour couvrir leur tête et pour danser, et,
beaucoup plus au sud-ouest, pour porter leur enfant.
Amendil
vous fera voyager dans les Aurès aux costumes austères, en Kabylie, où
couleurs et rythmes de bendir se mêlent aux yous-yous d’allégresse, et
dans le Sud marocain, à Goulimine, où la Guedra (danse de transes)
symbolise les différentes étapes de l’existence : la naissance,
la vie et la mort.
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