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L'actu. de PlaNet DZ

 

                                            

             

 


Un printemps pas comme les autres...

L’Association de Culture Berbère 

Présente :

Le
21 anniversaire 
du Printemps berbère
 

 l’ACB commémore le 21e anniversaire du Printemps berbère et le 3e millénaire. 

Le 21 avril à 20h
au Zénith de Paris 


Renseignements 
ACB : 01 43 58 23 25



Location : FNAC, VIRGIN, Carrefour, Auchan, et réseaux habituels.

Commémoration...
Même
Le Printemps berbère, dont l’ACB fête le passage à un autre siècle et à un autre millénaire, demeure cet événement à dater duquel la question berbère est posée publiquement en Algérie et, par ricochet, dans les pays voisins et dans la diaspora. 
C’est à partir de ce moment que l’affirmation de l’identité berbère a cessé d’être taboue, marginalisée, pour devenir un élément à part entière d’un débat qui porte sur l’avenir de l’Algérie dans son ensemble. si cette date est devenue rituelle, cette commémoration ne ressemble pas aux autres.

Symbole...
Pour les militants de la cause berbère, pour les partisans du pluralisme culturel et linguistique, donc politique, pour toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la liberté,  le Printemps berbère est la date la plus significative du calendrier des luttes revendicatives puisqu’il représente une avancée vers une identité historique.
1980...
Les manifestations de 1980 sont les premières à caractère populaire à remettre en cause l’hégémonisme et l’autoritarisme d’un système qui a culminé dans la reconnaissance contrainte et forcée de la différence et du pluralisme par le régime. 
Culture...
Le Printemps berbère importe aussi parce que, depuis vingt ans, il est célébré comme une fête qui exprime toute la richesse et toute la spontanéité de la culture berbère.

L'Association de Culture Berbère

Il y a désormais plus de vingt ans naissaient à Ménilmontant les premiers Ateliers de Culture Berbère. Pour répondre à une demande extrêmement diverse, qui ne se limitait pas au domaine culturel, l’ACB, très tôt, a su élargir ses activités en direction du social, des loisirs, des sports, et de la production ­ musique, édition, spectacles...

Nous vous invitons à découvrir les multiples activités de l'ACB à travers 
son site Internet.

Le Maître  d'œuvre du spectacle : Belkacem Tatem
"Il donne toujours l’impression de ne pas être là. C’est l’absent le plus présent que Paris a fait. Il aime la peiture, la sculpture et les planches. Il la sème. Il se nourrit de mots.Lorsqu’il lui arrive de les cracher, il les traduit en gestes ou en images. Pour l’ACB, il a réalisé Si Lehlu et le Voyage du Kabyle. Au theâtre, il en a trop fait. Impossible de narrer ces cheveux défaits. Cette tempête de créativité.
Belkacem Tatem
a quelque chose dans le regard que son propre œil ne saurait déceler. Metteur en scène au theâtre, il sait la conversion, l’adaptation.Il a été plusieurs fois maître d’œuvre de grands spectacles. Il va encore une fois le démontrer au Zenith. Le Zenith du Printemps berbère." Meziane Ourad

 

Au programme des festivités : 

IDIR,  
le maître
, l'incontournable…

CHÉRIFA, 
la grande dame de la chanson kabyle


KARIMA 
chante CHÉRIF KHEDDAM

HAMOU, 
le rock et l’exil

AFOUS, 
la main ouverte

AMIRA, 
la voix du voyage

IDEBBALEN, 
la musique des racines

Les ZÉMIGRÉS, 
théâtre des hommes libres

AMENDIL, 
la danse du foulard

Dilem et Fellag seront également de la fête…


Présentation détaillée : 


IDIR,  le maître, l'incontournable…

… C’était en 1973. Il avait vingt et un an et, le soir après ses cours de géologie à l’université d’Alger, il grattait la guitare. La musique kabyle étant trop sclérosée à son goût, il invente quelques accords « modernes » sur sa guitare sèche… Ce sera Avava Inouva. Et le triomphe immédiat. Avec ce tube international, Hamid Cheriet devenu Idir « rajeunit » la chanson kabyle tout en ressuscitant les contes anciens. Ce faisant, il est propulsé porte-parole de la jeune chanson kabyle et symbole de la culture berbère opprimée.

Lourde responsabilité, qu’il prendra  soin d’assumer en créant sa musique à partir du terreau kabyle, tout en réfléchissant sur la question de l’identité qui deviendra très vite celle des identités (titre de son dernier album). Idir décide de s’envoler pour la France, loin de l’Algérie où la censure du parti unique et les studios rudimentaires étaient un obstacle à ses ambitions…

Installé en France depuis vingt-cinq ans, lui qui s’est « donné les moyens de l’intégration », continue à manger et à parler kabyle, à fréquenter les bistrots kabyles, non pas seulement par besoin de se ressourcer, mais parce que c’est naturel. Il rejoint ainsi le poète berbère Jean Amrouche qui disait, il y a cinquante ans : « J’écris en français, mais je ne sais pleurer qu’en kabyle. »
Arezki Metref

 

CHERIFA, la grande dame de la chanson kabyle
Chérifa, du haut de ses  75 ans, incarne la tradition musicale féminine kabyle, ainsi que la résistance des femmes – grâce à la musique – face aux archaïsmes de la société.
L’authenticité de cette musique  – bendir et percussions, une voix juste – laisse entendre tour à tour des soupirs d’amour, des louanges religieuses et des récits.
Chérifa a traversé les générations, et ses chants, tant ils véhiculent force et pureté, nous transportent toujours avec autant d’émotion.
Un spectacle vivant, où Chérifa, entière, se donne à son public.

 
Karima chante Chérif Kheddam

Karima, cette jeune Kabyle, est née chanteuse. Son corps est le support d’une voix. Chemin faisant, elle a croisé des cordes, des vents, des boums.
Un jour, ses yeux se sont jetés dans les bras d’une partition d’un homme qui sait les lire : Chérif Kheddam. Ce pionnier de la chanson kabyle, qui continue de mettre le monde en musique, a insufflé au patrimoine musical algérien, singulièrement berbère, l’audace philarmonique et poétique. Depuis et malgré les tourments que sait créer la Seine ou l’exil, Karima est toujours là. Dirigée par Chérif Kheddam, elle devient une autre interprète, une autre femme. Quelle embellie ! cette voix qui sait sécher les larmes est portée, ici, par un orchestre – trois, en fait – qui savent dessiner l’harmonie. Cette alchimie s’explique par la touche d’un maître : « Da Chérif ».
Cette femme sait chanter et Kheddam a plusieurs cordes à son luth. De cette rencontre est née une nouvelle aventure. Un son à écouter. Les senteurs de l’Algérie sont là, l’aura des enfants de ce pays estrendue. Brute, elle est brute, elle se narre.
Meziane  Ourad

HAMOU, le rock et l'exil
A travers ses textes Hamou revendique une Humanité, une identité et le rêve d'une démocratie...

Triplement exilé, Hamou, d’origine kabyle, est né et a grandi dans l’ouest de l’Algérie avant de s’installer en 1973 en France... Berbérophone, il parle arabe dans la rue et chante en anglais, avec son groupe des années 60 The Youngers (dont certains éléments formeront, plus tard, Raïna Raï), puis en français, langue dans laquelle il fait l’essentiel de sa carrière. Enfin, né dans le berceau du raï, à Sidi bel-Abbès, c’est sur le rock qu’il jette son dévolu.

Se faisant le héraut des marginalisés de l’Occident, il est aussi l’écho vigoureux d’un autre désenchantement, celui des siens, les jeunes Algériens  dépossédés de leur indépendance.

Contre-temps/Temzi-w, son dernier album, est un retour aux sources. Pour la
première  fois, Hamou chante en kabyle. L’adaptation rock de la musique de Slimane Azem est étonnante, et dans les textes de Hamou traduits en kabyle par le grand poète Ben Mohamed, la voix chaude de Hamou fait passer une émotion d’une qualité rare.

AFOUS, la main ouverte

Afous
signifie main… La main dit la solidarité, la fraternité, le pardon. Plus que la mémoire qui parfois défaille, la main se souvient.

Ainsi est Afous, qui se met à nous conter les chemins possibles de nos campagnes devenues champs de guerre. Ainsi est Hissine le chanteur du groupe, porteur sain du virus de la nostalgie qui, caressant les fils d’une guitare, parle de nos grands-mères. Ainsi est ce son nécessaire, qui prétend comprendre et narrer l’exil. Ce groupe est rare. Il s’est fait rare.
Il est entré dans la planète musique telle une météorite. Il en est sorti, il y a dix ans sur la pointe des pieds pour y revenir gentiment, sans fracas, avec des arguments et des valeurs sûres : le rythme et les mots pour le dire.

AMIRA, la voix du voyage

Amira
, ou la jeunesse et l'audace du mélange de deux cultures, de deux musiques : entre Paris où elle est née et la Kabylie de ses parents, entre l'univers world-dance et la chanson kabyle traditionnelle,  elle a su trouver un équilibre novateur et irrésistible.
Chanteuse à la personnalité attachante, voix qui invite au voyage, qui pousse à la danse, elle a connu le succès par la scène et par le public bien avant que ne sorte son premier single, une version « techno-kabyle » de Chtedouyi. Puis les grandes salles parisiennes, la télévision algérienne et une tournée en Algérie en juillet 2000 lui ont permis de faire partager à un public toujours plus large et plus enthousiaste ses reprises de Idir, Brahim Izri, Aït Menguelet,  ainsi que ses créations originales.

IDEBBALEN, la musique des racines

Idebbalen
, ce groupe de musique traditionnelle berbère est dirigé par  Saïd Nissia, dit Saïd Akhelfi. Ce dernier ne garde de sa jeunesse que des flûtes champêtres qu’il pratique depuis l’âge de huit, dix ans.
Arrivé en France au début des années soixante pour travailler à l’usine comme ses compatriotes, il avait dans ses valises ses flûtes et dans sa tête son répertoire de berger.

Aujourd’hui, il est considéré par les membres de sa société comme le meilleur représentant de la musique traditionnelle du terroir algérien. Idir, un autre grand de l’art musical en Algérie, dit de Saïd Nissia qu’il est le gardien dépositaire et garant de l’authenticité de la musique ancestrale kabyle et chaouïa.

Saïd Nissia est apprécié dans le monde entier où, grâce aux nombreuses tournées avec Idebbalen ; il laisse des empreintes profondes dans chaque esprit qui a écouté ses mélodies envolées improvisées.


Les Zémigrés,
Théâtre des hommes libres

Sur scène, deux personnages fous, donc géniaux. Ligotés à une chaise, il ne leur reste que la parole. Et, comme par magie, plus les mots s’échappent, plus les liens se desserrent, car au bout du compte, la liberté chevauchant leurs phrases arrive à se frayer un chemin vers la lumière des hommes.

C’est un spectacle drôle, très drôle, où l’intelligence ne laisse aucune place à l’intolérance. Et qui montre, tout compte fait, que les minoritaires qu’ils sont donnent une leçon magistrale d’universalité ! Ils parlent et agissent comme ils sont : des Imazighen, des Hommes libres. Bravo, les mômes !
Idir


AMENDIL, la danse du foulard
Amendil, en berbère, c’est le foulard qu’utilisent les femmes dans les Aurès pour transporter la cueillette, en Kabylie, pour couvrir leur tête et pour danser, et, beaucoup plus au sud-ouest, pour porter leur enfant.

  Amendil vous fera voyager dans les Aurès aux costumes austères, en Kabylie, où couleurs et rythmes de bendir se mêlent aux yous-yous d’allégresse, et dans le Sud marocain, à Goulimine, où la Guedra (danse de transes) symbolise les différentes étapes de l’existence : la naissance, la vie et la mort.