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L'actu. de PlaNet DZ
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Le
Théâtre de l'Orage présente :
«LE
TIERS RESTANT»
dMise en scène
de Laurence Labrouche
Au THÉÂTRE
DES SONGES
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Du
11 mai au 2 juin 2001.
Du mardi au samedi à 21 heures
Avec :
Reda Atmani, Abed Fralhia, Christophe Salles, Didier Tanguy et Anne Touati
Et les musiciens :
Farid
Belkadi (chant et bendir) et Tahar
Hani (chant, luth et conception
de la trame musicale de
la pièce)
Réservations : 01.46.36.19.66
157 rue de Pelleport.
75020 Paris.
Métro : Télégraphe
90F (plein tarif), 60F (tarif réduit) et
45F (groupes, intermittents) |

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LE TIERS RESTANT, une histoire algérienne
La légende dit que que, à sa création,
le monde fut partagé en trois: l’Enfer, le Paradis et
ai thleth ai khaii, le
« tiers restant » : ce bout du monde qui est aussi notre monde.
L’action
du Tiers restant se
passe de nos jours dans un pays imaginaire, I’ile des quatre
murs, qui ressemble beaucoup à l’Algérie. La pièce raconte l’Histoire,
celle du drame
algérien, et une histoire, celle de Tayeh, professeur de philosophie qui
traverse le pays
pour trouver refuge dans son village natal, aux portes du désert. Au
fil de son parcours,
nous découvrons différents aspects de la réalité algérienne.
Le tableau que la pièce nous
fait de la situation de I’Ile des quatre murs permet aussi d’aborder
des thèmes qui ne
concernent pas uniquement l’Algérie mais bel et bien le monde
contemporain :
l’intolérance, l’extrémisme, le rejet de l’étranger, la
corruption, la collusion.
La pièce soulève les interrogations sur le statut de l’individu dans
les sociétés musulmanes,
sur le droit de disposer librement de son corps et celui de choisir le
sens à donner à sa mort.
Comme le pire n’est jamais sûr et que parler de sujets graves n’est
pas une raison
pour être ennuyeux, le texte de Mohamed Zaoui ne manque ni de poésie, ni
d’humour et
le spectacle mêle le théâtre, le conte, la musique et le chant.
L'auteur
: Mohamed Zaoui
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Journaliste
et auteur de Théâtre, il a déjà à son actif deux pièces: Les
os pourris (1977) et Le
tremblement (adaptée en 1979) Il débute sa carrière de journaliste
en 1981. Il a co-fondé le quotidien arabophone El
Khabar (200000 ex.) où il travaillera jusqu’en 1992 avant de se
lancer dans la création d’un nouvel hebdomadaire en langue arabe El
Waqt (Le Temps) en collaboration avec le quotidien francophone El Watan. Il a dirigé ce journal pendant deux ans avant de
s’installer en France en 1994.
Mohamed Zaoui continue son travail de journaliste et collabore notamment
avec des revues diverses (Esprit, Politis, Golias, El Watan et El Khabar...). Il est
l’auteur d’un ouvrage regroupant une série d’entretiens avec des
personnalités algériennes : Algérie,
des voix dans la tourmente (Editions Le Temps des Cerises - Paris) |
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Le
Metteur en scène:
Laurence
Labrouche est le metteur en scène du Théâtre de l’Orage depuis sa création
en
1990. Docteur en Lettres et en Sciences Humaines, titulaire d’un D.E.A. en
philosophie
(esthétique), elle a publié: Le
Terrassier, l’enfant et le voyageur, Ariane Mnouchkine:
un parcours théâtral (Editions
l’Harmattan - 1999) ainsi que différents articles sur le théâtre
(Actes Sud, Cahiers de la Comédie Française, Dictionnaire encyclopédique
Hachette...)
Entre 1983 et 1990, elle a suivie une formation théâtrale auprès de
Claude Confortès, Tsilla
Chelton, puis à l’institut d’Études Théâtrales de Censier.
Après
avoir fait ses premières armes de comédienne et de metteur en scène au
sein d’une
troupe amateur (1982-1986), elle a été assistante à la mise en scène
au Théâtre des
Chimères (compagnie professionnelle) en 1987 et 1988, puis auprès de
Jean-Pierre
Ryngaert pour Amstellerdam, ou la
corrida portugaise
(1988)
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Les
comédiens
:
Réda ATMANI (37 ans)
Électricien
de formation, il travaille comme éclairagiste durant de nombreuses années
au Théâtre National d’Alger (TNA). Des lumières, il est descendu sur
les planches où il a participé comme comédien dans plusieurs pièces en
Algérie.
En France, il joue dans “En
attendant
Dodo”, avec la
troupe Exil Zéro. Il a effectué plusieurs tournées en France, avant
de rejoindre le Théâtre de l’Orage et de se lancer dans l’aventure
du “Tiers-Restant”. Il
est aussi musicien (percussions, derbouka). |
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Abed
FRAHLIA (45 ans)
Enseignant de théâtre dans un lycée de la ville de Rélizane (ouest de
l’Algérie), il a fait ses
débuts sur les planches au sein de l’Union Nationale Des Jeunes Algériens.
Il rejoint la
compagnie de théâtre dirigée par feu Abdelkader Alloula, avec lequel il
a participé à la
création de nombreuses pièces. Il a tourné également dans deux films: “La
citadelle” de
Mohamed Chouikh et “Gassa
Nya” (Hassan, le naïf)
de Ben Dedouch.
Christophe
SALLES (30 ans)
Plasticien
de formation, il rejoint la compagnie du Théâtre de l’Orage en 1994.
Depuis, il a participé en tant que comédien à la création de
toutes les pièces de la troupe:
“Le
Cercle de Craie Caucasien”, “Le Cabaret d’Antoine”, “Le Malade
Imaginaire”.
Didier
TANGUY (34 ans)
Il travaille depuis dix ans avec la “Cité
des Augustes” (Bretagne).
Il a rejoint le Théâtre de
l’Orage pour la création du Tiers-Restant,
afin d’affirmer “le
droit àl’insoumission et à la
différence”.
Anne
TOUATI (34 ans)
Diplômée de psychologie de l’enfance et de l’adolescence (DESS). Comédienne
et clown. A joué dans tous les spectacles du Théâtre de l’Orage
depuis sa création en 1990.Travaille
aussi régulièrement avec la compagnie Pistil (cirque), l’Arbre à
Nomades (théâtre
de rue).
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Les
musiciens
:
Farid BELKADI (27 ans)
Ancien élève des Beaux-Arts d’Alger, il a exercé plusieurs métiers
dessinateur, peintre, danseur professionnel, sculpteur sur bois et sur métal.
Il est également créateur de mode (cinq défilés au Zénith de Paris).
Il a participé à de nombreuses chorales berbères avant de se lancer
dans le bendir et la percussion.
Tahar HANI (31 ans)
Journaliste
de formation, il travaille avec le quotidien francophone algérien «El
Watan”. |
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En
France depuis 1994, il continue à collaborer avec plusieurs journaux.
Musicien par don,
il pratique tous les instruments à cordes. Il a participé en 1996 au
festival de théâtre
d’Avignon dans «Tout
Estelle” de
Françoise Merle. Il est le concepteur de la trame
musicale du «Tiers-Restant”. |
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Notes
de l’auteur :
Quand j’ai commencé à écrire cette pièce, deux choses me sont
souvent revenues à
l’esprit : l’odeur de mon pays et celle de ma mère. Avec le Tiers-Restant,
j’ai retrouvé ma
mémoire perdue et blessée.
Peu de temps après avoir quitté mon pays, j’ai voulu consulter un
psychologue à cause
des cauchemars qui bousculaient mes nuits, mais j’ai changé d’avis
lorsque j’ai découvert
que l’écriture était la meilleure thérapie...
Comme tous ceux qui ont fui la mort, je porte dans ma mémoire les visages
de mes amis journalistes et intellectuels assassinés, l’éclat récurrent
des deux balles qui ont visé un
voisin, l’histoire d’une famille, dont l’un des membres fait partie
de ceux qui répandent le
sang...
J’ai pris la décision de partir sans m’accorder le temps de
rassembler raison, livres et habits. Et maintenant, les couleurs de ceux
que j’ai laissés s’estompent peu à peu de ma mémoire..
Mais ce n’est rien par rapport aux fissures béantes qui traversent mon
pays :
extermination de familles, destruction des écoles et des usines. Mon pays
a perdu raison.
J’ai senti que cette folie allait prendre la forme d’un cyclone dévastateur
le jour où des
Algériens et parmi eux mon père, ont cru au miracle quand le nom d’Allah
fut écrit dans le
ciel d’Alger par la grâce d’un rayon laser.
Cela fait quatre ans et demi que je vis l’exil et l’errance,
j’aurais aimé trouver un terrier
où me protéger dans mon vaste pays, et ce trou que j’ai quêté
inconsciemment, je l’ai
trouvé dans le Tiers-Restant.
J’ai essayé dans cette pièce de raconter une histoire simple, loin
des clichés.
Derrière la quête du personnage de Tayeh
pour se faire incinérer à sa mort, c’est le
refus de la tombe, de l’odeur de la mort.
Le
Tiers-Restant, est
l’histoire d’un amour trahi sur les chemins de l’errance à la
recherche de la lumière.
Mohamed
Zaoui
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