L'ACB,
sous l'impulsion du "Groupe femmes d'ici et de la-bas", organise un
colloque sur le code de la famille.
Samedi 15 décembre à 14h.
Au Relais de Ménilmontant. 85, bis rue de Ménilmontant. 75020 Paris.
M° Ménilmontant.
Tél : 01 43 58 23 25
Le
Code de la Famille au centre de la problématique démocratique algérienne
PRESENTATION
Le
groupe « Femmes d’ici et de là-bas » (FIL), s’est
constitué au sein de l’Association de Culture Berbère (ACB) en 1994.
C’est un groupe de travail et de réflexion composé essentiellement de
femmes françaises et algériennes qui militent en faveur des femmes algériennes
de France et d’Algérie. Il compte à son actif des manifestations,
rencontres, débats et expositions autour de cette thématique relative au
statut de la femme. Il est à l’initiative de l’organisation du
colloque sur le Code de la Famille.
Qu’est-ce
que le Code de la famille ?
Le
code de la famille est un texte juridique adopté en 1984 qui organise la
vie des femmes de manière discriminatoire, les soumettant entièrement à
la volonté de l’homme : elles ne peuvent consentir seules au
mariage, ne peuvent quasiment pas divorcer, ne peuvent s’opposer à la
polygamie. Elles ne peuvent non plus exercer de tutelle sur leurs enfants.
Ce
Code a été adopté sans discussion en 1984, époque où la contestation
du pouvoir se développe, où les aspirations démocratiques du peuple algérien
s’affirment nettement. Son adoption, plusieurs fois remise à l’ordre
du jour, a été chaque fois repoussée sous la pression des femmes et des
modernistes.
Depuis
plus de 25 ans, des militantes luttent d’abord contre la condition qui
est la leur puis pour l’abrogation de ce Code.
OBJECTIFS
Ce
colloque, organisé sous l’impulsion du groupe « Femmes d’ici
et de là-bas » de l’ACB, s’inscrit dans la continuité du
travail mené depuis plus de 7 ans. Les objectifs de ce colloque sont :
Ø
De brosser un état des lieux des luttes des femmes algériennes
depuis 25 ans.
Ø
D’apporter à nos adhérents, mais aussi à l’ensemble des
citoyens sensibles aux questions démocratiques, un espace de réflexion
et de débat sur les questions de démocratie et d’égalité.
Ø
De rappeler que la mise en place d’une véritable démocratie en
Algérie passe, entre autre, par l’abrogation du Code de la Famille,
qualifié « d’injustice historique ».
Ø
D’exiger l’abrogation de ce texte juridique qui bafoue sans
vergogne les droits fondamentaux de plus de la moitié de la population,
à savoir les femmes.
Ø
D’apporter
un éclairage concret sur le Code de la Famille. Son nom est en effet
souvent cité mais les réalités qu’il recouvre le sont moins.
Les conséquences de ce texte sur les situations maritales et familiales où
sont impliquées les juridictions françaises et algériennes seront évoquées
également.
Ø
De
consacrer une partie de cette journée à des témoignages de femmes algériennes.
Des femmes afghanes qui subissent elles aussi les mêmes interprétations
extrémistes et intégristes du Coran feront le récit de leur condition
de vie (ou de « non-vie ») sous des lois qui renient
leurs droits les plus élémentaires en matière d’égalité et même et
même de simple survie.
PROGRAMME
DU COLLOQUE
Le
colloque se déroulera le samedi 15 décembre de 14 h à 18 h 00, dans une
optique d’échange et d’ouverture.
Ouverture
du colloque par le Président de l’ACB, Slimane Amara
Introduction
Présentation
par le « Groupe Femme d’ici et là-bas »
Pourquoi
ce colloque aujourd’hui ? Pourquoi l’abrogation du Code de la
Famille est-elle nécessaire ?
I)
Historique et contexte d’adoption du Code de la Famille
Nourredine
Saadi,
juriste, écrivain et professeur à l’Université
II)
Statut personnel des femmes algériennes en contexte migratoire
Edwige
Rude-Antoine,
docteur en droit, sociologue, chargée de recherche au CNRS
III)
La problématique juridico-politique du Code de la Famille
Maître
Zineb Tamène,
avocat au Barreau de Marseille et ancien magistrat en Algérie
IV)
Femmes immigrées : voyage dans le Code de la Famille
Compte-rendu
d’interviews menées en région parisienne sur le Code de la Famille,
par Meziane Ourad,
journaliste.
V)
Reproduction des inégalités entre les sexes : quelques mécanismes
psychologiques
Khaled
Aït Sidhoum,
psychologue clinicien à la Société Algérienne de Recherche en
Psychologie, exerçant en Algérie
VI)
Témoignages
« Femmes
dans les émeutes » :
Salma
Boukir : déléguée au sein de la coordination des Comités de
Villages et de Quartiers à Bejaia (Algérie)
« Femmes
contre les intégrismes » de
Lyon :
association travaillant contre les violences faites aux femmes
VII)
Questions et clôture
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