Akli D.
nous offre un très bel album :
"Ma Yela" sorti le 24 avril 2006 !
Réalisé avec la
complicité de Manu Chao, c'est un album que nous vous conseillons vivement
!!
Un phénomène pour les uns, une découverte
pour les autres…
AKLI D.
est un artiste d’ici et d’ailleurs, un « nomade moderne »…un curieux
du monde dont il a su glaner les richesses musicales.
AKLI D.
relie les continents, sa musique est composée des surprenantes mélodies
et
variations rythmiques venues de l'ancienne Numidie, traverse les peuples
celtes jusqu'aux rives de la Californie. Des rythmes enjoués aux ballades
douces-amères,
… mandole, clarinette, banjo, guitares, et
percussions africaines participent à un style unique.
C’est au travers de cette
fusion
berbère- afro celte, qu’AKLI D. défend
ses rêves de fraternité et de paix,
en abordant, de façon détournée et élégante, les thèmes qui lui sont chers :
l’exil, l’oubli, la solitude de la guerre, son pays l’Algérie et sa culture
berbère, ses amitiés, ses souvenirs…
Avec douceurs et mélancolie, entre rires et
dérisions, AKLI D. se raconte en chantant ses voyages, ses douleurs et celles de son
époque…
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Itinéraire d’un
Kabyle mental
Aussi loin qu’il s’en souvient,
« AKLI D. »,
né dans un
petit village de Kabylie en Algérie, a grandi en musique. Très jeune, il est
bercé par les mélodies de sa mère, interprète de chants spirituels
traditionnels, et entouré d’une famille de musiciens. C’est en Kabylie, dans
son village natal qu’il participe pour la première fois, à l’âge de 13 ans,
à un concert de lycée, à partir de là il décide de ne plus quitter sa
guitare, elle sera son passeport pour les voyages et les rencontres qui
jalonneront son itinéraire de « troubadour des temps modernes ».
Il écoute les
grands noms de la chanson kabyle comme Idir, Cheikh El Hasnaoui et Slimane
Azem, mais une autre oreille est restée attentive aux « protest-songs » de
Bob Dylan ou Neil Young, au rock déjanté de Jacques Higelin, au mouvement
rasta, au blues du Mississipi et autres échos du m’balax.
Arrivé en
France au début des années 80, Akli D. fuit alors une Algérie amère
réprimant les velléités identitaires de la Kabylie. « Le printemps
berbère», marqué par la répression armée cause des dizaines de morts et des
centaines de prisonniers politiques.
Akli, acteur témoin des événements doit
prendre le chemin de l’exil. Il débarque, par un beau matin d’été, à Paris,
avec peu de sous en poche et quelques adresses de compatriotes. Il est sans
grandes illusions et conscient des difficultés qui l’attendent, mais il
compte bien enrichir ses connaissances par des rencontres de qualité.
Alors qu’il se balade à Beaubourg, il emprunte le banjo d’un musicien de rue
et s’essaie à cet art. Ainsi commence la longue aventure des places
publiques et des couloirs du métro parisien. Il s’essaiera progressivement
aux musiques de tous horizons : le blues, le rock, le reggae, le folk … qui
viendront plus tard alimenter ses compositions.
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Chaque franc gagné nourrit un rêve, le
cinéma ! Passionné du 7ème art,
Il fait escale au Café de la Gare à Paris
avec la formation « Actor Studio ». avant de s’envoler, avec l’aide
d’une mécène américaine déposée devant lui par le « mektoub » (le
destin), aux Etats-Unis. C’est à San Francisco, ville de toutes les
audaces créatrices, qu’il atterrit et c’est là, notamment, au café
INTERNATIONALE, qu’il étonne le public par des mélodies jusque-là
inconnues outre Atlantique. Une expérience irlandaise, tout aussi
passionnante et plus familière sur le plan musical, succèdera à
l’aventure américaine… |
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De retour à
Paris, la tête encore pleine de trésors artistiques, il accompagne deux
charmantes chanteuses versant dans le blues chaâbi-saharien, au sein du
combo « El Djazira », puis fonde sa première formation, pertinemment nommée
« Les Rebeuhs des Bois ». Cela lui permet de tourner dans plusieurs lieux
underground de Paris et d’ailleurs. Il navigue alors entre « La guinguette
Pirate », le café « La Liberté » ou « Le Lou Pascalou », situés dans des
quartiers où l’on brasse autant de styles et de mélanges que de bières
L’aboutissement
de ces premières aventures se matérialise par un premier album
« Anef-as
Trankil » réalisé dans les
conditions du direct, le côté « cheap » étant vite effacé par des
compositions à l’image de l’artiste : folk-country kabyle et chaâbi (style
typique des faubourgs algérois), mais ouvertes sur la vie et les autres,
comme ses frères du continent noir, de la planète reggae ou du delta de
Chicago. L’opus est salué par la critique pour son originalité et apprécié
par un public autant français que communautaire. Il faut souligner que le
fait était majeur pour les Kabyles, lassés par les plats uniformes (musiques
soutenues par derbouka et mandole, souvent, à quelques exceptions près,
répétitives) qu’on lui servait jusque-là.
« La
tradition du poète Kabyle »
La musique est pour lui un mode de vie, un
univers de rencontre, de partage et de guérison. Akli D a choisi son havre
de paix à Paris, dans un troquet emblématique de Ménilmontant, un des
derniers bastions « apaches » de la capitale. Ce café l’un des rares lieux
de rencontres spontanées où on organise des « concerts sauvages » autour de
guitares, bendirs, et derboukas... Ces « jams » entre musiciens durent
souvent toute la nuit. Akli D y retrouve cette atmosphère typique des gnawas
de l’Afrique occidentale, peuple Berbère comme lui, le Kabyle.
Manu Chao, quand il est à Paris, baigne aussi
dans ces soirées. Très vite, il découvre cet artiste atypique qui pose sa
poésie kabyle sur une musique mariant folk, jazz manouche et musique Châabi.
La rencontre humaine devient artistique, Manu
va écouter les enregistrements pour le nouveau projet d’album, il sera
séduit en une écoute. C’est alors qu’il propose de réaliser l’album d’Akli
D…
Manu Chao
découvre Akli et en cerne toutes les potentialités… Cette « amitié
complicité », entretenue en musique, décidera de la confection, ensemble, de
ce nouvel album, plus élaboré, plus travaillé certes, mais sans en perdre
une miette question nature, spontanéité et sincérité de l’artiste.
Intitulé « Ma
Yela », il matérialise tous les songes artistiques d’Akli et résume
parfaitement son parcours.
« Akli D. un artiste engagé ? »
Il répond en tous cas présent pour soutenir
des actions telles que l’aide aux orphelins tchétchènes, le combat des sans
papiers, la lutte des femmes contre le code de la famille en Algérie et de
manière générale toutes les causes qui touchent ce troubadour soucieux des
difficultés de son époque (de la grande « marche des Beurs » à laquelle il
participe en 1985 alors qu’il est jeune immigré, au combat pour les sans
papiers, en passant par les manifestations étudiantes, théâtre de la mort de
Malik Oussekine…)… son engagement lui inspirera ses chansons (« Tchetchenia »,
« Malik », «Salam », « Ar Paris »…) Il présente
aujourd’hui un nouvel album riche en métissage, des textes de paix de
fraternité et d’amour, après son premier album à l’identité culturelle, il
décide de produire un album à l’identité humaine, servi par un univers
musical démesuré et envoûtant.
« Revue de
textes »
SALAM
Des mots qui se mêlent, Salam
en arabe, Shalom en hébreux, « Alikum shalom » pour la paix et la
fraternité. L’évocation d’un rêve où les peuples se rencontreraient aussi
simplement que les mots.
TCHECHENIA (paroles d’enfants
tchétchènes.)
Tchetchenia c’est le cri d’un
enfant de la guerre, un enfant qui ne comprend pas l’horreur qui l’entoure
et encore moins ce qui la justifie.
Cette chanson est née de la rencontre du
chanteur avec ces enfants tchétchènes. Menée par une musique sage à
l’influence malienne, un chant guérisseur, à la manière des griots
africains.
MALIK
Le reggae pour la contestation,
le mandole pour les origines kabyles. Malik c’est un destin tragique,
celui de Malik Oussekine, jeune étudiant pacifiste, mort rossé par la
police lors de cette fameuse manif étudiante de 1986 .Une chanson à sa
mémoire, non pas pour juger ou attiser la colère mais pour dire « plus
jamais ça ».
MOKRANE D.
Histoire de ce sage kabyle qui
a toujours su sauvegarder la culture berbère, qui fait face à son destin
d’Algérien tout en refusant la soumission ou même la fuite dans l’exil.
C. FACILE
« C’est facile,….c’est pas
facile », Le temps de la dérision et de l’humour.
Une musique hispanisante, aux sonorités
manouches, comme un hommage à tous les nomades. Une chanson tout en sourire
sur l’immigration l’exil et le déracinement.
AR PARIS
Plus qu’une chanson d’amour « Ar
Paris », c’est le rêve d’une jeunesse qui aspire à vivre l’amour au grand
jour, des rues d’Alger à celles de Paris...
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