Sahraoui,
un homme libre. Le premier Cd, en solo, de Sahraoui
Sorti en avril 2001 chez Next music
| « L'un
des pionniers
du raï authentique revient avec un album universel métissé de salsa,
reggae et flamenco. »
Pendant
17 ans, depuis ce fameux ‘N’sel Fik’ (1983) en duo avec Fadela, tube
planétaire, d’ailleurs repris par Faudel sur son premier album ,
Sahraoui est resté un mystère, un rêve. Il ne peut répondre que par ce
sourire craquant qui fait son charme. Un sourire innocent, radieux, l’un
des plus beau sourire du monde.
|
 |
Né
en 1961 à Oran en Algérie, lui qui a fait ses débuts à 9 ans avec Boutaïba
S’Ghir comme choriste et qui a enflammé le Conservatoire d’Oran dès 1975
possède désormais le statut de pionnier du Raï moderne.
Il participe au mythique « concert de Bobigny » en 1986 aux côtés
de Khaled, lors duquel le public
européen découvre un rythme, une façon de chanter : le Raï.
Sa
prestation est tellement remarquée qu’il devient, pour la première fois dans
l’histoire de la chanson du Maghreb le premier artiste Raï à être invité
pour une tournée aux Etats-Unis.
Son duo avec Fadela y fait merveille et ils réussissent la performance de
remplir 21 concerts en 23 jours. Ils sont alors remarqués par le
multi-instrumentiste et producteur Bill Laswell qui devient vite leur fan n°1
et participera à plusieurs de leurs projets.
Après
une vingtaine d’albums et plus de 150 cassettes à la mode algérienne,
« Un homme libre » est son premier album depuis sa séparation avec
Fadela.
Sahraoui
le calme, l’assurance, la netteté, a su tourner la page avec la volonté de
repartir à zéro, tout en modernisant son style, protégeant jalousement son
empreinte.
Ce
pionnier du Raï a épousé son temps et son espace. Dans « Je suis naïf »,
Sahraoui nous livre une tendance du Raï actuel brassant large vers la salsa, le
reggae, le rhythm & blues et les guitares gypsies avec Chico des Gypsy Kings.
Les
œuvres conçues par Sahraoui avec Maghni (compositeur-arrangeur du magnifique
album Nouar de Cheikha Rimitti) et
Norbert Habib (compositeur-arrangeur d’Alabina) s’imposent comme des chants
de liberté d’un homme mûr.
Inspiré
de textes originaux, l’artiste affiche une expression renouvelée dans chacune
de ses 10 chansons. Lumineuse fusion des voix et des instruments, les chansons
s’étirent sans limite de temps, tourbillon de sons, collection d’humeur
avec un regard de légitimité sur le Sceau du Raï qu’est la voix.
Celle de Sahraoui est une mélodie, sa gorge un cœur, ses tripes une âme. Avec
lui chaque chanson est unique, travaillée minutieusement
par Salah E Rahoui, polie par Jacky Reggan ou conçue par lui-même.
D’abord un cri grave, repris. Poussé loin de Paris à Cuba où il a concocté
« Je suis naïf » et « Galbi » entouré de musiciens
cubains et à leur tête l’inévitable Mr Maghni.Durant deux ans, avec
parcimonie, les deux papes de la musique Raï ont pris leur temps à la manière
des architectes-ciseleurs, doigts de fées, évitant tout collage pour réussir
une véritable fusion de la musique Raï et de la musique cubaine.
|