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Année de l'Algérie en
France
Rétrospective de la peinture algérienne
par Yacine Idjer du quotidien
Liberté (13 mai 03)
Dans moins d’une année, en
2003, la France abritera dans diverses villes, une manifestation artistique
et culturelle consacrée à l’Algérie . Cet événement couvrira
plusieurs disciplines, à savoir le cinéma, le théâtre, la danse, l’écriture
et les arts plastiques ; et à moins d’une année, l’Algérie se prépare
pour exposer, projeter, faire lire, présenter et faire voir à la France sa
culture et son art.
Le département des arts plastiques, dont Hallal Zoubir est le responsable,
a à sa charge trois disciplines : la peinture et la sculpture, le design et
la photographie. Concernant la dernière discipline, "aucun programme
n’a été arrêté jusqu’à maintenant", déclare Hallal Zoubir.
"Par contre, nous avons des projets qui sont en cours d’étude et que
nous sommes en train d’examiner et espérons concrétiser",
ajoute-il.
Quant aux arts vivants, à savoir la peinture et la sculpture, de nombreuses
expositions sont déjà programmées alors que d’autres sont encore à
l’état de projets. "La raison en est que les espaces qui devraient
accueillir les expositions ne sont pas encore négociés ou sont en cours de
négociation. Il y a aussi des artistes qui, sollicités pour participer à
l’Année de l’Algérie, n’ont pas donné leur accord.
Donc, on ne peut pas se prononcer sur le montage d’éventuelles
expositions", explique Hallal Zoubir. Il y a l’exposition intitulée
le XXe siècle sur l’art algérien, qui aura lieu à Marseille au château
Borély. "Cette exposition veut retracer les grandes étapes de la
peinture algérienne, de sa naissance à nos jours et ce, à travers tous
ceux qui ont marqué l’histoire de la peinture algérienne", explique
Hallal Zoubir.
Vient ensuite celle qui sera organisée au musée des Beaux-Arts Charles
Despiau, de Mont-de-Marsan.
Cette manifestation plastique, qui s’intitule ‘uvres sculptées et
dessins de sculpteurs, présentera les nombreuses collections de sculptures
que recèlent nos musées nationaux, plus particulièrement le Musée
national des Beaux-Arts. Il faut savoir que ces ¦uvres, même si elles ont
été réalisées par des étrangers comme Charles Despiau, Paul
Belmondo..., font partie de notre patrimoine culturel.
Vision d’Alger au XIXe siècle se fera au musée des Beaux-Arts de Pau.
Elle consiste à présenter des dessins et des gravures d’artistes européens
venus séjourner en Algérie au XIXe siècle.
Et les peintres de l’école d’Alger se tiendra au musée des Beaux-Arts
de Bordeaux et présentera les ¦uvres de ces artistes européens, plus
particulièrement les artistes français qui avaient vécu et travaillé en
Algérie. Ajoutons à cela une exposition qui, ayant pour thème Voyage
d’artistes, regroupera, aux côtés des artistes algériens, des artistes
étrangers connus pour leur professionnalisme, comme Iamma Andréadis
(Grec), Hirochi Maeda (Japonais), Bernard Ronciallac (Français)… Cette
exposition sera internationale et se tiendra au mois d’octobre 2003 à
Paris, une ville cosmopolite.
Elle permettra de faire ressortir les grandes figures de l’art
contemporain algérien. "C’est une exposition qui consiste à montrer
ces artistes étrangers, qu’ils soient algériens ou d’autres nationalités,
qui sont venus à Paris et ont côtoyé le milieu artistique parisien",
explique Hallal Zoubir. D’autres expositions sont inscrites au programme,
comme celle de Baya qui se tiendra à Arles, de Khedda, d’Issiakhem,
d’un groupe de femmes et de jeunes artistes incarnant la jeune création.
Ces quatre expositions auront lieu au siège de l’Unesco à Paris.
S’agissant des deux dernières, elles seront itinérantes. Il y a aussi
l’exposition de Denis Martinez, de Ben Attar et de bien d’autres. Dix
expositions individuelles, placées sous le thème de Artistes algériens
contemporains, seront au programme et une onzième qui, collective, aura
lieu, au mois d’octobre 2003, à Paris, au Parc de La Villette ; elle
regroupera ces dix artistes.
Il y a également l’exposition du groupe Essabaghine qui, dans un premier
temps, présentera son travail au musée de la Finance de La Tour d’Aigues,
puis dans l’immeuble Berluc de Forcalquier et, enfin, à la Belle de mai,
à Marseille. Là-dessus, Hallal Zoubir, membre du groupe Essabaghine,
explique : "Ces trois espaces ont été négociés par le groupe grâce
à ses propres contacts. Ce n’est ni le côté algérien ni la partie française
qui ont effectué les démarches pour nous."
Les résidences d’artistes est un projet qui consiste à inviter de jeunes
créateurs, ceux qui travaillent avec de nouvelles technologies et de
nouvelles techniques (la vidéo, l’Internet, l’outil informatique…),
à séjourner quelque temps en France, pour mettre en ¦uvre, durant leur séjour,
un produit et le présenter au public. En parallèle, il y a le design.
"À cet effet, deux expositions seront prévues pour janvier 2003 : la
première se déroulera à VIA (Valorisation, Innovation dans l’Ameublement),
une des grandes institutions de design en France (Paris), au Viaduc des Arts
; elle rassemblera le design algérien de la jeune génération. Quant à la
seconde, elle aura lieu au Salon du meuble, Porte de Versailles. Elle
concerne une dizaine d’étudiants de l’École des Beaux-Arts d’Alger,
section aménagement, quatrième année. Pour ces étudiants, le
Commissariat algérien leur a attribué une aide financière pour l’achat
du matériel et la réalisation de leurs prototypes. Ces mêmes étudiants,
qui seront dirigés par un enseignant, seront invités par VIA. Celle-ci
mettra à leur disposition un espace pour créer et montrer leur travail et
enverra un designer de France pour travailler, et avec l’enseignant et
avec les étudiants", explique Hallal Zoubir.
L’Année de l’Algérie en France, cette grande manifestation artistique
et culturelle, va permettre aux Français de découvrir l’autre visage de
l’Algérie, ses richesses en matière d’art et de culture ; elle
permettra l’émergence et la confirmation de jeunes talents.
Idjer Yacine
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