|
"Alger, ville blanche sur fond
noir"
Un bon livre de nouvelles sorti début 2003.
5 auteurs nous entraînent dans tréfonds humains d'Alger.
Nous avons particulièrement aimé les nouvelles de Vincent
Colonna,
Chawki Amari et Virginie Brac.
Ont également contribué à cet
ouvrage Rima Ghazil et Mohamed Kacimi.
A lire et faire lire sans modération !
Edition
Autrement, sous la collection Roman d'une ville
160 p., 14,95 €.
|
|
|
Alger, une myriade de bruits. L'oreille tendue, on entend les
bruissements de la casbah, on attend l'eau qui ne vient pas et dont
l'absence crée un écho inquiétant dans les canalisations qui courent
sous la ville, de la poste centrale à la Casbah, de Belcourt à
Bab-el-oued. Au crépuscule, des ombres passent, furtives, comme jetées
d'un passé douloureux vers un avenir incertain. Combien de crimes
impunis derrière les murs blanchis à la chaux ? Combien de vengeances
rêvées à l'abri des arcades byzantines ? Ce sont ses mystères qui
font d'Alger ce labyrinthe où chaque détail de la grande mosaïque
semble concourir au même but : qu'on s'y perde.
Cet ouvrage a été dirigé par Vincent Colonna.
La presse en parle :
"Alger est une ville théâtrale, une scène permanente où ses
habitants, personnages tragi-comiques qui parlent haut et fort, rejouent
sans cesse, de la rue aux balcons, une commedia dell'arte irrésistible.
Autodérision des jeunes crâneurs aux lunettes noires adossés aux
murs, mammas exubérantes, femmes maîtresses, commerçants en « import-import»
aux fortunes hasardeuses, pieds-noirs oubliés de l'histoire... tous ces
personnages felliniens habitent les cinq nouvelles réunies par Vincent
Colonna. Chacun des auteurs y a mis beaucoup de lui-même, de ses
souvenirs d'enfance ou de son Alger fantasmée. Avec une mention spéciale
pour le trop rare Chawki Amari, dont les personnages désespérés étanchent
leur angoisse dans des bouges enfumés, trompant leur ennui dans
l'alcool, comme des fantômes de Bukowski."
Thierry Leclère - Télérama
n° 2777 - 5 avril 2003
|