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L'actu. de PlaNet DZ

 

                                            

        

 

 

 


"Xali Sliman" de Ali Amran, dans les bacs
le 20 avril 2005 en France et en Algérie.

Album 7 titres, beau livret de 16 pages comprenant l'ensemble des textes en Kabyle et leurs traductions française.

1er au hit parade des radios algériennes
avant même la sortie officielle de l'album.

Genre : Folk/Rock Kabyle

Producteur : @KOULOUGLI

Éditions : Éditions Berbères

Il sera disponible à la FNAC, Virgin et  dans les lieux habituels.
Également disponible par VPC sur le site de l'artiste
.

Télécharger le titre "XALI SLIMAN"


C’est l’histoire d’un mec

Par Kamel AGGOUN

Pour parler d’Ali Amran, on a presque envie d’emprunter à Coluche sa fameuse entame de sketch « C’est l’histoire d’un mec … ». En parlant de lui, on l’imagine le plus souvent, une « gratte » sur le dos, les cheveux en bataille, une démarche nonchalante… on the road. Peu importe la destination, du moment qu’il avance. Il s’arrête ici ou là, en repart aussitôt pour se sédentariser un peu plus loin le temps d’une composition, d’un enregistrement.

 

De Helsinki, à Tanger en passant par Amsterdam, Barcelone ou Paris, il trace comme ça la route, sous les faveurs d’un été, à la recherche d’on ne sait quoi ; une influence musicale, une idée originale ou une sagesse à emprunter. Tel un chercheur d’or, ses pépites sont des mots, des notes, gravés sur des papiers volants, inscrits sur les cordes de sa compagne éternelle, sa guitare.

 

Pèlerin ? Peut être... Plutôt citoyen du monde. Car Ali Amran ne suit pas un sillage bien précis, défini par un livre ou une tradition. Non, il peut bien commencer sa route par le sud, se retrouver à l’est pour marcher vers l’ouest et se retrouver au nord. Il peut s’arrêter, sur les bords d’un vignoble bordelais, écouter le bilan de toute une vie d’un vieux paysan, marcher sur les routes d’Espagne en compagnie d’un jeune américain fuyant le sarcasme de son président et se retrouver le soir dans une baraque d'un bidonville marocain pour partager le thé avec une famille qui lui offre l'hospitalité.

 

Ali Amran, marche, comme ses chansons, pourtant il reste discret, presque anonyme, car son pays, l’Algérie, n’a jamais su faire une place aux artistes. Il ne tend pas ses bras en martyr pour se plaindre ou attendre que cela change, il fait, c’est tout. Si tel ou untel, producteur ou tourneur le mène en bateau, lui promet monts et merveilles pour tourner casaque au dernier moment, Ali Amran ne se décourage pas, il avance. Son dernier album, "Xali Sliman" est l’exemple même de cette persévérance.

 

 

Après l'accueil enthousiaste réservé à son premier album "amsebrid" (le routard) par le public et les radios, Ali Amran continue toujours sa route... Remarque, avec un tel  titre, il voudrait s'arrêter qu'il ne le pourrait pas ! Et c'est tant mieux, car chemin faisant, ces chansons prennent de nouvelles couleurs, s'imprègnent de nouvelles influences, rock, blues, pop... Et nous font voyager avec lui d'une certaine manière. Elles gagnent aussi en maturité en ne s'encombrant pas des fioritures "orchestrales" dont s'habille une certaine chanson pour masquer sa pauvreté. Le public qui demande de plus en plus une nouvelle chanson kabyle en aura pour son compte. Avec "Xali Slimane", Ali Amran pousse la chanson kabyle sur des sentiers inexplorés, pour la dépoussiérer de sa routine. 



PRÉSENTATION DE L'ALBUM  "XALI SLIMAN"

 

Xali Sliman est né un peu aux forceps si l’on peut dire. Les premières séances d’enregistrement étaient prévues pour faire une maquette en vue de produire l’album Idir Ili. Au dernier moment, le producteur me laisse tomber avec la location du studio d’enregistrement sur les bras, j’enregistre alors, pratiquement en live, une dizaine de chansons dans les 2 séances réservées.
J’en garde cinq que je mixe et j’enregistre Ma d awal et Kabylie pour en faire l’album. Le résultat me semble un peu brute mais chaleureux et sincère. Il dégage une énergie positive dans l’ensemble. J’ai pensé qu’il fallait le distribuer parce que pour moi, c’est d’abord un besoin impérieux d’expression.

De partage aussi, pour maintenir le lien avec le public qui découvre de plus en plus le premier album, notamment à travers la radio, et des nouvelles chansons à la télé et à la radio mais aussi dans les concerts. Il était prévu qu’il sorte en Algérie en 2004 mais voilà ! Le producteur qui devait l’éditer n’a pas tenu son engagement à le sortir dans des délais raisonnables. Finalement, ce n’est que maintenant, une année après, qu’il arrive sur le marché. Mais en guise de consolation, pour ainsi dire, il sort simultanément en France et en Algérie, ce coup-ci ! Bonne écoute !

 

 

7 titres :

Xali Sliman
Anefet-iyi kan
Ma d awal
Kabylie
Ntenned’ ntezzi
Acawrar
Bγiγ a-kem-h’emmeleγ
 
TEXTES & TRADUCTIONS
Disponibles sur le livret et sur le site de Ali Amran

BIOGRAPHIE

Je suis né en 1969 à Igariden, un petit village de Haute Kabylie, au nord de l’Algérie. J’ai commencé à m’intéresser à la musique en écoutant les chanteurs kabyles à la radio ou sur des cassettes, pour ceux qui étaient interdit d’antenne. J’essayais de reproduire leurs mélodies sur des instruments de fortune, des instruments rudimentaires confectionnés à l’aide de bidons d’huile pour moteur et de bouts de bois en guise de manches, que tout gamin qui voulait jouer de la musique se devait de fabriquer. J’ai néanmoins eu la chance de "toucher" un vrai instrument assez jeune : Il y avait à la maison une vieille guitare qui appartenait à mon frère et que j’ai fini par "hériter"...

J’ai écris mes premières chansons vers l’âge de 16 ans, dans le genre traditionnel. Certaines ont été interprétées avec succès par des chanteurs populaires tel que Lani Rabeh, ou Hamel Slimane. En 1988, J’ai rejoins la « compagnie » théâtrale Meghres à l’université de Tizi-Ouzou comme musicien pour la chorale. A la même époque, je commençais à plaquer mes premiers accords sur les chansons des Beatles, Idir, Simon and Garfunkel, Moustaki, Cabrel, Inasliyen, Pink Floyd, Abranis, Cat Stevens,...J’abordais une nouvelle manière de jouer de la guitare, je découvrais la musique occidentale, l’harmonie...Du coup, mes compositions commençaient à s’imprégner de ces nouvelles influences et à prendre une autre direction, plus folk rock. Aussi, en parallèle à la chorale, je commençais à me produire sur scène, et à l’occasion, à glisser une de mes chansons dans le répertoire.

En 1998, après une petite expérience de studio, des concerts, des émissions de radio, ponctués d’incertitude, de boulots de subsistance, du 1er prix du festival de la chanson amazigh et surtout d’un passage de 3 année par l’institut de langue et cultures amazighes de l’université de Tizi-Ouzou pour des études de magister, je reviens à la musique et j’enregistre 6 chansons qui sortiront en cassette en 2001, une année après que j’eus quitté l’Algérie ! Entre temps, j’avais monté le groupe Tura pour faire de la scène et dans la foulée, on a eu le 1er prix au festival national de la chanson amazigh et le 2ème au festival de musique de la Soummam.

En L’an 2000, j’arrive donc en France, la guitare à la main. Le temps de m’installer, bonjour les studios de répétitions ! Je fais d’abord quelques concerts en solo -guitare et voix, puis je monte un groupe pour jouer sur de plus grandes scènes. En 2004, je passe au Zénith de Paris à l’occasion du printemps berbère, quelques mois après avoir enregistré l’album Xali Sliman.

Contact : ali2005@noos.fr
 

PRESSE & ASSOCIATIONS

Vous pouvez organiser des schow-case, séances dédicaces avec ALI AMRAN pour vos auditeurs, téléspectateurs, lecteurs et adhérents .
Pour cela contactez nous sur cette adresse : ali2005@noos.fr
Vous pouvez recevoir un album pour votre rédaction, en nous contactant sur la même adresse mail.

 

 

INTERVIEW

"Le Folk en aventure ! "  
Par
Bezzi ( source : tamazgha.fr )

“On appelle à tort la "chanson kabyle" les différents genres musicaux venant de Kabylie.” 

Ali est de ces auteurs compositeurs, pour qui la chanson est universelle. Même la "chanson kabyle". Elle va du folklore au Rock, en passant par le Pop, le Flamenco et le Folk.

On a effectivement tort de réduire tous ces genres à la langue. D’autant plus que ce jeune chanteur, comme beaucoup d’autres, instruit et ouvert sur l’universel, chante de tout : du populaire américain au Folk kabyle.

Son look nous en dit long. Avec ses cheveux aux vents, son regard doux et son sourire sympathique, on ne peut se l’imaginer sans guitare. Il est à l’image du Folk même. Ses yeux le trahissent. On sent en lui l’envie de dire et de jouer, à tout moment et n’importe où, sur un banc public, sur une scène mythique, dans une chambre universitaire, dans un bar, sur des routes sans fin... N’est-ce pas l’apanage des grands artistes ?

A la veille de son concert au Divan du Monde, Ali a bien voulu répondre à quelques-unes de nos impertinentes questions.

Kra Isallen : Pouvez-vous vous présenter ?
Ali :
Je suis né à Igariden, un petit village de Kabylie. Je fais de la musique depuis une quinzaine d’années, je suis auteur compositeur interprète de chansons.

Parlez-nous un peu de vos débuts ?
Les tous débuts, c’est classique chez nous : tu te fabriques ta guitare avec un bidon d’huile et tu t’y mets (rire)... J’ai fait mes débuts sur scène comme musicien dans la troupe de théâtre Meghres, à l’université de Tizi-Ouzou vers la fin des années 80. A la même époque aussi, je montais sur scène parfois pour jouer des chansons en anglais et en français. A l’occasion, j’introduisais quelques-unes de mes compositions.

A quand remonte votre premier album ?
Le tout premier n’a jamais été édité, il remonte à 1994.

Le divan du monde est-il votre premier concert officiel en France ?
Non, c’est plutôt le dernier d’une série de petits concerts que j’ai animés récemment dans la région parisienne.

Pourquoi le Divan du Monde ?
Pourquoi pas !

Pourquoi le 20 avril ?
Là, il y a des raisons plus sérieuses : Le 20 avril est un repère dans notre histoire récente. C’est d’abord la date anniversaire du printemps berbère de 80, mais aussi de celui de 2001 qui était encore plus sanglant et dont nous ne sommes pas encore sortis malheureusement... Faire un concert à cette occasion est une façon de commémorer positivement cette date et de dire notre solidarité avec la Kabylie. C’est aussi l’occasion de présenter un travail artistique différent qui j’espère apportera un plus à la chanson kabyle.

Le titre du spectacle "Idir Ili, ironie et sorts", pourriez-vous nous l’expliquer ?
Idir Ili est un personnage, quelqu’un qui veut ’être’ et ’vivre’, tout simplement, mais dont le sort a fait qu’il se retrouve confronté à des problèmes et des situations inextricables par ce qu’il est né quelque part, dans l’Algérie de la fin des années 60-début 70, en Kabylie plus précisément. Des problèmes qui sont le lot quotidien de notre génération, comme le conflit de générations, le déni d’identité, les difficultés d’aimer, la violence politique, la manipulation... Il essaie de s’en sortir malgré tout en utilisant au besoin l’ironie pour rendre sa situation vivable. C’est autour de son histoire que le spectacle est construit pour sa grande part.

C’est pour quand le prochain album ?
C’est pour la fin de l’année.

De quoi ça parle ?
C’est un peu les mêmes thématiques que celles développées dans le spectacle.

Parlez-nous un peu de votre musique ?
C’est du folk rock kabyle. Une sorte de fusion entre l’univers mélodique kabyle et de nouvelles sonorités et rythmes, dans une ambiance plutôt folk rock et rock.

Un mot sur vos musiciens ?
Ce sont de jeunes musiciens kabyles qui se sont installés récemment en France et qui partagent avec moi ce souci d’ouvrir la musique kabyle à d’autres styles.

Où puisez-vous votre inspiration ? Dans les livres, votre entourage, d’autres musiques ?
Dans tout ça à la fois, je crois.

Propos recueillis par Bezzi.
Entretien réalisé en avril 2003