Le
livre d’aquarelles d’une centaine de pages est accompagné d’un texte
de l’auteur. Il est présenté en avant-première au stand ALGERIE L188/M189
du Salon du Livre 2005 qui se tient Porte de Versailles du 18 au
23/03/2005.
Dédicace
par l’auteur : samedi 19/03/2005 à partir de 15h30 au STAND ALGERIE
Date
: Du vendredi 18 mars au mercredi 23 mars 2005
Horaires
: tous les jours de 9h30 à 19h
Nocturne
: mardi 22 mars 2005 jusqu’à 22h
Journée
professionnelle : lundi 21 mars 2005 de 9h30 à 18h30
Billets
Tarif : 5 €
Tarif
étudiants, lycéens, collégiens : 3 € (sur présentation de la
carte)
Accès gratuit pour les éditeurs, les libraires, les bibliothécaires sur
justificatif professionnel
et les enfants de moins de 12 ans.
Avant – propos de l'auteure.
Janvier 2005
Après deux séjours à Alger, les croquis s’accumulaient dans les
tiroirs, seuls, sans texte, sans lien hormis un cordon de lin qui retenait
les feuilles. A côté, s’empilaient les cahiers où était noté le déroulement
de ces jours.
Je
n’aurais jamais eu l’idée de relier dessins et écrits si Alger n’était
pas ce qu’elle est pour ceux qui l’ont quittée, Algériens de France,
Français nés en Algérie. Certains reviennent, beaucoup en forment le
projet, d’autres ont juré de s’en éloigner pour toujours. Je
n’aurais rien fait non plus sans les Algérois qui la vivent avec
nostalgie, ne la voient plus et n’aspirent souvent qu’à la quitter. Je
n’appartiens ni aux uns ni aux autres. Mais je voulais comprendre la
raison de leurs sentiments passionnés, nostalgiques ou amers. Je n’aurais
rien entrepris enfin si Alger n’avait pas pris tant d’importance dans ma
vie. Pourquoi ?
Sans
doute pour discerner la ville derrière le mythe et la capturer au-delà du
quotidien. Parce qu’entre ces deux espaces où rien ne semblait exister,
je voulais me glisser pour découvrir une identité, à la fois actuelle et
sensible.
Les
croquis montrent la ville telle qu’elle est, entre mythe et réalité,
Alger d’aujourd’hui, avec ses couleurs et la vibration de sa lumière.
Je ne prétends pas donner une vision objective de la ville. Si j’ai
dessiné ce que j’ai vu, ma main et mes yeux étaient sous son emprise,
soumis à ses rythmes, ses tourments et ses espoirs. Impossible de résister,
de ne pas s’abandonner à cette fragilité qui la trouble, à ces destins
toujours incertains, qui flottent au dessus de la baie, annonciateurs du
meilleur comme du pire.
Depuis
mon premier séjour en avril, les signes n’ont cessé de se manifester, me
poussant inexorablement à revenir, à écouter la ville, à chercher les
sources de sa magie et les traces de son histoire qui, seules, expliquent
pourquoi on lui succombe si facilement, si définitivement. Le texte en témoigne.
Après
ces quelques mois, j’ai appris qu’Alger ne se livre que dans la discrétion.
Timide, elle s’épanouit dans le raffinement des sentiments cachés et éphémères.
Dans ces éclairs de lucidité, elle apparaît alors, comme chaque matin
sous le soleil levant au dessus de la baie dans un éternel commencement
blanc.
Ce
livre lui est dédié, comme une ultime offrande qui serait aussi toujours
la première.
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