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Jusqu'au 30 novembre
Les mardis, mercredis et jeudis à 21h15
Au Théâtre des 3 bornes
32, rue des Trois Bornes,
75011 Paris, M° Parmentier.
Réservation au 01 43 57 68 29
Places de 65 à 90 F
Fatma l'unique personnage de la pièce
est femme de ménage dans un ministère et à la mairie d'Alger,
"deux fonction que beaucoup m'envient !" .
Une journée par mois, la terrasse de son immeuble lui appartient pour
étendre son linge. C'est une journée heureuse de totale liberté. Une
journée sans personne sur le dos. Occupée à sa lessive, elle travaille
dans la joie :
" il n'y a que sur la terrasse où je peux respirer
librement...parler librement ".
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Mais
cette journée est une journée particulière puisqu' il s'agit de la
fête de l'Indépendance. Du haut de sa terrasse, Fatma voit défiler les
scoutes et parle de son pays...
Cette femme intelligente " qui n'a pas l'habitude de s'énerver"
mais que tout met en colère, est douée pour le portrait. Elle sait en
une phrase, une attitude, par sa verve et son sens comique, nous faire
vivre un personnage, comme le sage Ammi El hadj son voisin, la pimbêche
Saïda, Hnifa la commère et son époux Lakhdar. Mais elle évoque aussi,
avec une grande émotion, son amitié avec Fatima, son amie d'enfance
devenue médecin, son amour de jeunesse Arezki qu'elle n'a pas épousé,
sa tendresse pour son père, ses rêves d'enfant..
Fatma, c'est une femme d'Alger, amusante
et caustique, qui porte un regard ironique sur le monde en général et
l'individu en particulier, comme ce haut responsable du ministère qui lui
avoue que "la démocratie, c'est comme une mode, elle ne durera que
le temps d'une mode".
Fatma est une femme parmi les femmes de celles, anonymes, qu'on croise
dans la rue sans rien savoir se leur destin, de leur souffrances ou de
leurs joies et qui sont dans sœurs, des mères, des épouses...des
femmes.
Fatma incarne toutes les femmes du monde qui sont étouffées,
exploitées, bâillonnées, avec ou sans voile.
L'auteur : M'hamed Benguettaf
Né en 1939, c'est une figure marquante du théâtre algérien. D'abord
comédien, Benguettaf a travaillé pour la radio, puis a passé une grande
partie de sa carrière au Théâtre national algérien, avant de figurer
parmi les fondateurs de la Compagnie Masrah El Kalâa - Théâtre de la
Citadelle. Également traducteur et adaptateur de Nazim Hikmet, Kateb
Yacine, Ali Salem, Mahmoud Diab ou Ray Bradbury, Benguettaf estime avoir
boucle la première étape de son parcours qu'il assimile, suivant ses
propres termes, à une stage de formation professionnelle", étape à
la faveur de laquelle il pense avoir réuni les outils de son propre
langage et s'être forgé désormais sa voix d'auteur dramatique.
La comédienne : Salima Kheloufi
Elle découvre le Théâtre avec Didier Moine à Créteil. Elle se forme
ensuite au conservatoire de Créteil et au conservatoire de Saint-Maur.
En 1994 elle entre à l'ENSATT, du théâtre de la rue Blanche où elle
travaille avec Denise Chalem, Pierre Pradinas, Claudia Stavisky et Julien
Brochen.
Elle participe à une atelier de clown avec Luis Jaime Cortes et un
atelier avec Simon Abkarian sur les Troyennes de Sénèque. Elle a en
projet de mettre en scène un montage de lettres sur les femmes dans les
prisons.
Le metteur en scène: Didier
Moine.
Il se forme comme acteur au conservatoire National d'Art dramatique de
Nantes. A Paris il suit les cours de Julien Bertheau, puis travaille
pendant une an à Ivry avec Antoine Vitez. Il participe à différents
ateliers avec Andréas Voutsinas, Ariane Mnouchkine, Elisabeth Chaillous,
Thierry Atlan, Gilles Nicholas, Adel Hakim et anime depuis 10 ans des
ateliers avec des adultes et des enfants à Créteil et à Paris.
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