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KARIM  ZIAD et Ifrikya

Nouvel  album   C H A B I B A 
sortie le 8 novembre2004
(Label Sauvage / Night And Day)

Karim et ses musiciens fêtent la sortie de l'Album le mardi 9 novembre 2004 à 20h30
au Cabaret Sauvage.
info au : 01 42 09 01 09

Issu d’une famille de mélomanes, la musique a toujours eu une part importante dans la vie de Karim Ziad.  Au contact de musiciens tels que Cheb Mami, Nguyen Lê ou Joe Zawinul… depuis plus de 15 ans, il a su se forger une personnalité musicale et saisit mieux encore l’importance de connaître ses origines, sa culture et donc sa musique pour développer son propre style.

Certes, son inspiration principale reste le Maghreb et l’Afrique du Nord mais il a su y apporter tant d’autres influences. Oserions-nous parler d’une version émancipée d’un « euro-africano-jazz » aux influences américaines ! !

Contrairement au premier album, ‘Ifrikya’, sorti en 2001, dans Chabiba tous les titres sont chantés. Fruits d’un foisonnement culturel, ils traduisent tous une extraordinaire richesse artistique.  Karim Ziad a composé la plupart des morceaux de cet album et s’est attaché à adapter 4 titres du répertoire traditionnel du Maghreb. Poly-instrumentiste, on le retrouve à la batterie, au guembri, au quraquabs, au banjo… et bien sûr au chant.

Il s’est également entouré d’invités prestigieux tels que : Oumou Sangaré, Nguyen Lê, Bojan Zulfikarpasic, Loy Ehrlich, Linley Marthes, Aziz Sahmaoui et Mehdi Askeur (ONB), Michel Alibo.


Cet album, Karim le voit comme un terrain de rencontre de ses multiples influences et comme une alternative aux musiques maghrébines du moment : raï, pop maghrébine, profane…

Katibala (4), morceau gnawa chanté selon la tradition algérienne jusqu’à sa moitié, et ensuite selon la tradition marocaine…  c’est un peu sa façon de rapprocher les deux peuples.

Jamagaro (7), morceau gnawa algérois de la confrérie «  les enfants de Sidna Bilal » qui fut le premier noir musulman affranchi, au VIIIème siècle, devenu muezzin. Dans les arrangements de Jamagaro on retrouve la maracatu (Brésil) et le karacatu  (Maghreb) en fait très proches.

D’autres compositions, sont écrites en collaboration avec Rabat Zeradine, Aziz Sahmaoui, Oumou Sangare, Nguyen Lê ou Abdelkebir Merchane.

El Mouima (5) (les mamans) et selon la tradition arabe : « le paradis est sous les pieds des mamans » est dans un style de chant de l’ouest algérien  le Trab.

Dans Merhba bik (3) (bienvenue à toi), Karim Ziad invite Oumou Sangaré. Il lui annonce que ses cousins du Maghreb l’attendent pour lui faire sa « lila » (fête) et le sacrifice du taureau. Le Mali, le Niger et le Maghreb se rapprochent au travers des chants et danses «  Ouled Bambara » dont  Oumou est elle-même issue.

Sur des rythmes traditionnels populaires kabyles, Chabiba (2) évoque la jeunesse algérienne aux cheveux gris et la question qui se pose « qui pleure sur leur sort ? »

Dans Rijal Allah (6), Karim Ziad et Nguyen Lê prônent la tolérance entre les religions monothéistes. Dieu… le père et ses trois enfants ; un père ne fait pas de différence entre ses trois enfants. Nous retrouvons la fusion jazz et musique du Maghreb.

La Ilaha Illa Allah (1), morceau traditionnel issu du répertoire de la confrérie soufie de ‘Bouhala’, il n’y a qu’un seul Dieu.

Une histoire d’amour, Yadouk (8) sur un style marrakchi avec des couleurs supplémentaires, piano, basse.

Autre histoire d’amour Ouine Nsibek (9) sur un rythme buleria et jazz acoustique ; morceau très torturé où un jeune soupirant demande aux montagnes de s’écarter de son chemin car « celles-ci » le séparent de sa bien aimée.

Louanges (10), une version acoustique dédiée au festival d’Essaouira,  un joli clin d’œil pour celui qui en est le directeur musical !!

La musique de Karim Ziad s'apparente à un cocktail d'émotions, de passions, de sentiments et de visions. C'est une musique que l'on écoute, que l'on ressent, que l'on goûte…