|
Qu'est-ce
qui vous a intéressé dans le projet de Bab-El
Web ?
L'idée
de tourner en Algérie avec Faudel et Julie Gayet m'a enthousiasmé dès le
départ. En plus, j'avais beaucoup aimé Salut
cousin ! et j'avais vraiment envie de travailler avec Merzak depuis
quelques années.
D'autre part, j'ai été attiré dans le scénario par le mélange entre comédie
et drame et la relation assez tourmentée entre les deux frères qui se font
du mal malgré eux.
Votre
personnage est très intériorisé, taciturne, et tranche avec les
personnages que vous avez interprétés précédemment.
Absolument. Dès la lecture du scénario,
je me suis demandé comment faire exister ce personnage et Merzak et Faudel
m'ont beaucoup aidé. J'ai surtout essayé de ne pas répéter ce que
j'avais déjà fait dans mes précédents films en tentant, effectivement,
d'avoir un jeu plus intérieur, plus malicieux.
C'est aussi
un personnage un peu téméraire, qui n'a pas peur de prendre des risques ou
des coups …
C'est un personnage entier. En
tant qu'aîné de la famille, il sent le besoin de se mettre systématiquement
en avant et c'est aussi ce qui fait la beauté du film. Par exemple, lorsque
le chef du gang lui impose de faire perdre Japonais pendant le combat de
moutons, il refuse catégoriquement.
Que
pensez-vous de la vision que donne Merzak Allouache de la société algérienne
?
C'est une société qui évolue
et l'image qu'en donne Merzak va à l'encontre des préjugés très forts
qui subsistent en France. Je trouve que l'image de la société algérienne
reflétée dans le film est assez réaliste. Il faut dire que Merzak n'a pas
hésité à tourner au cœur des quartiers les plus populaires d'Alger.
Quels
souvenirs gardez-vous du tournage ?
Essentiellement
les scènes tournées dans les quartiers chauds d'Alger, comme la Casbah, où
nous avons pu tourner en toute tranquillité. On peut désormais revenir
tourner en Algérie en étant parfaitement sereins.
Est-ce
que Merzak Allouache fait beaucoup de prises ?
C'est
très variable. Pour certaines scènes, nous avons dû faire plusieurs
prises et il arrivait même que Merzak s'en aperçoive quelques jours après
le tournage de la scène. Au contraire, nous étions parfois particulièrement
concentrés et la première prise était alors la bonne.
Lire
les entretiens avec :
Merzak
Allouache
Julie
Gayet
Faudel
RETOUR
|