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Le 17 octobre 1961,
la manifestation des Algériens contre le couvre-feu qui leur était alors imposé était violemment réprimée, faisant des dizaines de morts. Depuis, ce tragique événement a été occulté, nié. Quelques historiens opiniâtres ont pu, peu à peu, établir de façon indiscutable l'incroyable violence de cette répression. Quarante ans après, ce silence n'est plus acceptable.
Même s'il n'existe que très peu d'images de ce drame - celles qui ont pu être prises ont pour beaucoup été cachées ou détruites - de nombreuses traces restent dans la chair et la mémoire de ceux qui l'ont vécu. Et si cette mémoire n'a pas toujours été transmise, elle marque encore profondément, notre société.
Le Forum des images s’engage, aux côtés des associations qui travaillent depuis de nombreuses années, pour la mémoire et la reconnaissance officielle des massacres commis les 17 et 18 octobre 1961 à Paris.
Cette manifestation a été réalisée en collaboration avec
L’association 17 octobre 1961 contre l’oubli et son président Olivier
Le Cour Grandmaison et avec l'aide du Musée d'Histoire contemporaine -
BDIC, sa conservatrice Thérèse Blondet-Bisch, la Fédération syndicale
étudiante, la Maison de l'Étudiant à Caen, Nicolas Gosselin, le
Pavillon des Arts et sa directrice Béatrice Riottot El-Habib et avec le
soutien de la Mairie de Paris.
Le Livre pour mémoire...
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Consultez la programmation sur
le site du forum des images,
sous la rubrique séance.
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Le
17 octobre 1961,
Un crime d’Etat à Paris.
Sorti aux éditions
La Dispute.
280 pages. 124, 63 F soit 19 €
Le
mardi 17 octobre 1961, trente mille Algériens, souvent en famille,
manifestent pacifiquement, à l’appel du FLN, dans les rues de la
capitale contre le couvre-feu raciste qui leur est imposé par le préfet
de police, Maurice Papon et le gouvernement.
Une répression d’une férocité inouïe s’abat sur eux. La police
tire sur les cortèges. Quinze mille manifestants sont arrêtés.
Parqués dans des stades, emmenés dans des sous-sols, affamés, battus et
torturés, assassinés, jetés dans la Seine. Les estimations sérieuses
parlent de près de trois cents morts.
Car l’État colonial menait aussi la « sale guerre » dans
les rues de Paris.
Et le silence est ordonné, l’oubli organisé. La date même du 17
octobre effacée des consciences et de l’histoire.
Depuis dix ans, à contre-courant, des écrivains, des historiens, des
associations ont fait resurgir le fait, ont rétabli sa mémoire et
organisé sa commémoration.

L'association
"17 octobre 1961 contre l'oubli" a été
crée pour préparer le 40ème anniversaire de ces manifestations
oubliées et obtenir la reconnaissance par la France qu'un crime contre
l'humanité à été commis par l'État les 17 et 18 octobre 61...
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Les auteurs de ce
livre : Nils Andersson, Etienne
Balibar, Thérèse Blondet-Bisch, Roby Bois, Alain Brossat, Martine Déotte,
Nicole Dreyfus, Jean-Luc Einaudi, Nabile Farès, René Gallissot, Samira
Mesbahi, Anissa Mohammedi, Charlotte Nordmann, Yves Royer, Alain Ruscio,
Benjamin Stora, Jérôme Vidal et Olivier Le Cour Grandmaison, nous
donnent les témoignages, les documents et les réflexions qui permettent
aux lecteurs de juger de la nécessité que l’État reconnaisse enfin
son crime et en tire toutes les conséquences. |