Théâtre
:
« Une Répétition »
,
de Michel Del
Castillo,
mise en scène
Armel Veihlan.
Du 25 septembre au 16 novembre.
Du mercredi
au samedi à 20h30
Réservation 01 40 24 16 46,
tarif : 12.5 €, tarif réduit 8 €
La
pièce :
Comment
mettre en scène la poésie de Jean Sénac.
Poète, qui fut engagé dans
la guerre de libération algérienne, chantre de la révolution puis
procureur impitoyable de la dérive du régime algérien.
La
première qualité de la pièce de Michel Del Castillo est la distance
que l’auteur prend avec son sujet. Si Armel Veilhan à un rapport
passionnel avec la poésie de J.Sénac, l’écrivain ne s’interdit
pas un regard critique sur la personnalité du poète, ni sur sa poésie
elle-même.
Après
le travail de recherche théâtral, entrepris par Armel Veilhan
« la nécessité d’une narration s’imposait »,
comme il le formule lui-même.
Michel
Del Castillo a choisi d’évoquer trois personnages qui essaient de
mettre en scène la vie de J.Sénac. C’est donc une pièce dans la pièce.
A leurs coté deux comédiens alimentent leurs propos des poèmes de Sénac
Parmi
ces personnages, celui de « Pierre», incarne sans doute le point
de vue de Michel Del Castillo. Il interroge le parcours historique de Sénac,
se faisant le procureur des vérités établies. Le personnage « d’Abel »
qui pourrait être Armel Veilhan se sent beaucoup plus proche du poète.
C’est donc les difficultés d’élaboration et de maturation du
projet même, qui sont ici évoquées.
Situant
la poésie de Sénac dans son contexte historique et dans la chronologie
de sa vie personnelle, Michel Del Castillo parvient à la conclusion que
ce poète est un autre Pasolini.
Le thème de l’homosexualité est
important mais ne suffit pas à expliquer cette analogie. C’est
d’abord la place des poètes révoltés qui est soulignée, leur
capacité à dénoncer l’injustice dont ils sont témoins tout en se
vautrant dans une sexualité avec des prostitués misérables, dans
laquelle l’argent tient une place dominante. En somme, leurs
contradictions. Michel Del Castillo, ne peux s’empêcher d’insinuer
que l’amour de Sénac pour l’Algérie, est d’abord sa passion pour
les jeunes ‘mâles’ de ce pays.
Pour
autant l’engagement politique de Sénac est indéniable. Son
militantisme anticolonialiste traduit son choix pour une Algérie indépendante
dans laquelle il trouverait lui, toute sa place.
La déclinaison poétique
de cet engagement prend parfois une tournure grandiloquente dont Michel
Del Castillo se moque gentiment : « Tu
es belle comme un comité de gestion… », mais il est indéniable
que passé l’euphorie de la victoire, Sénac, à su voir à travers
ses textes le gouffre vers lequel le pouvoir menait l’Algérie.
Enfin,
Michel Del Castillo ne pardonne pas à Sénac ce qu’il considère
comme des omissions, entre autre, son indifférence à l’égard des
Harkis.
C’est
donc un texte emprunt d’admiration et de rejet pour le poète, que
nous livre l’écrivain.
Si l’on n’ est pas obligé de partager l’ensemble de son point de vue, on ne peut que se féliciter de sa
volonté de questionner l’histoire.
Expositions :
La Galerie est ouverte du
lundi au samedi de 14h à
18h et les soirs de représentations.
du 6 octobre au 02 novembre.
Mardi
8 octobre,
Vernissage à 18h30 de l’exposition de 3 photographes du quotidien
algérien « Liberté » Lahzar Mokhnachi, Louisa Ammi,, Yahia
Magha et du caricaturiste Dilem qui au jour le jour témoignent des
difficultés rencontrées par la population algérienne.
Du
5 novembre au 1er décembre.
Vernissage
à 18h30 de l’exposition de Nadia Ferroukhi.. « Retour au Pays ».
Depuis 1992, la photographe n’était pas rentrée en Algérie. Lors de
2 voyages effectués en 2000 et 2002, elle s’immerge dans les problèmes
quotidiens des familles, des femmes et des jeunes : Une plongée
sensible et personnelle au cœur d’Alger.
Débats
:
Mardi
01 octobre 2002 à 20h30, entrée
libre sur réservation au 01
40
24
16
46.
« Histoire
et Mémoires »
Participants : Michel Del Castillo, Benjamin
Stora.
Débat animé par Jean Pierre Tuquoi.
L’histoire
coloniale, la guerre de libération, sont des sujets qui interrogent et
nourrissent l’actualité immédiate.
Dimanche
13 octobre, à partir de 13h, entrée libre sur réservation au 01
40
24
16 46.
Journée débat sur « La création
artistique en Algérie aujourd’hui"
Avec :
Pour le Cinéma :
Merzak Allouache, Abdlkader Ensaad (sous réserve de visa), Brahim Tsaki,
Patrice Barrat (sous reserve) Djamila Sahraoui (sous reserve).
Pour le Théâtre :
M’Hamed
Benguettaf (sous réserve de visa), Brahim Hadj Slimane (idem), Aziz
Chouaki,, Ziani Cherif Ayad (sous réserve). Sandrine Charlemagne, Armel
Veilhan, Baki Boumaza (sous réserve), Arnaud Meunier.
Écriture :
Bouchene (éditeur), Nabil Fares (auteur), Michel Del Castillo.
Photographe :
Lahzar Mokhnachi ' ( Algérie)
Arts
Plastique :
Mohamed Guesmia ( Algérie)
Mardi 19 Novembre.
A
partir de 13h, entrée libre sur réservation au 01 40 24 16 46.
« L’expression
de la jeunesse en Algérie. »
Avec
l’association « Rassemblement Action Jeunesse » et son président
Hakim Hadad.
Ne
serait-ce que par son nombre c’est la jeunesse qui porte aujourd’hui
la parole contestataire en Algérie, souvent par le biais de la musique.
Nous souhaitons donc introduire la session musicale par un débat sur
les perspectives de la jeunesse algérienne.
Lectures :
Entrée libre sur réservation au 0140241646.
17 Octobre à
18 h : lecture par Didier Daeninckx autour du thème du 17 octobre,
texte librement choisis par l’auteur.
1er
Novembre 18h : lecture par Nabil Fares autour du thème du 1er
novembre., texte librement choisis par l’auteur.
Concerts:
Du
20 novembre au 30 novembre à 20h30.
tarif : 12.5 € , tarif réduit 8€
Réservations 01 40 24 16 46.
Mercredi
20 Novembre Djamel Allam et ses musiciens
Musique
kabyle.
Vendredi 22 Novembre Akli D.
Centrée sur
de subtiles percussions et une mandoline fugace, la poésie d’Akli D.
est également dominée par des accents jazz-folk. « Un art du
contraste au service de textes aux allures de protest-songs. »
(ADEN)
Dimanche
23 Novembre Soirée Découverte
Ich Ben
Wallou : C’est un laboratoire d’investigations musicales, au
sein duquel chaque musicien joue au savant fou.
C’est bien de la folie dont sont atteint ces aventuriers de la
note, ces raconteurs d’histoires, ces faiseurs d’harmonie, ces
danseurs du ventre, des yeux et des oreilles.
Mercredi 27 Novembre : Aït (
Eléctroroots)
Après avoir
longtemps travaillé sur le patrimoine musical de ses origines (Maroc) Aït
rencontre MEKERKEB (arrangeur algérien de talent). De cette union
artistique est né un style nouveau qui trouvera son nom dans le
futur…
Jeudi
28 Novembre : Smadj
Smadj et
Mehdi jouent du oud, accompagnés d’un ordinateur produisant des sons
électroniques. L’harmonie répond présent.
Vendredi 29 Novembre :
Soirée Découverte.
SAMIRA
Elle a 20
ans, une belle voix, du charme et une énergie débordante. Née en Algérie
et depuis 17 ans à Paris elle porte en elle les influences musicales et
culturelles de sa génération. Une artiste prometteuse.
Fatima Groove ( Groove berbère)
7 jeunes
musiciens qui ont jeté l’ancre à Ivry sur Seine. Ils cuisinent le répertoireberbère traditionnel à la sauce d’aujourd’hui avec une patate
d’enfer !!
Samedi
30 Novembre : La fête finale de "l'Algérie des Généreux"
avec Yelas
Un artiste dont nous vous proposons de découvrir le répertoire de
son nouvel album
(sorti en Octobre 2002)
Découvrez également
l'univers de Yelas à travers son site Internet.
Diffusion de
Documentaires :
Avec ARTE
Les lundi (et/ou) mardi
à 20h30, entrée libre sur réservation au 01 40 24 16 46.
Le
principe des soirées documentaires à Confluences repose sur la gratuité
et la présence des réalisateurs pour un échange avec le public.
De
plus la chaîne de Télévision Arte, s’associe à Confluences un
mardi par mois pour diffuser un des ses film. Les
films seront l’occasion d’évoquer à travers des soirées spéciales
des thèmes tels que les droits des femmes ou la situation des berbères.
Lundi 30
septembre :
Tahia Ya Didou (Algérie 71) de Mohamed Zinet.
Soirée présenté par le
journaliste Mouloud Mimoun.
Parti d’une commande de la ville d’Alger d’un
documentaire touristique. Zinet également comédien dans le film évoque
le côté gouailleur, amical et chaleureux de la capitale algérienne
dans les années 70. A travers une histoire subtile il évoque aussi la
guerre de libération et les souffrances des Algériens…
Drôlerie,
humour, humanisme : ce film est certainement parmi les meilleurs du
cinéma algérien
Zinet
a disparu trop tôt. Acteur dès l’âge de 9 ans il fut aussi
dessinateur dramaturge et surtout poète avant de devenir cinéaste.
Lundi 07 octobre.
Chroniques Algériennes
(94)
de Jean-Pierre Lledo, Soirée en présence de l’auteur et de
Nadjia Bouzeghrane (sous réserve).
Chroniques
de femmes et d’hommes qui soit par leur courage, soit par leur dignité
soit tout simplement par des pulsion de vie, refusent de se soumettre à
la logique de l’intégrisme.
Lundi 14 octobre. Le
silence du Fleuve de Mehdi lallaoui.
En
présence de l’auteur et des membres de l’association « Au nom
de la Mémoire », soirée Animée par Samia Messaoudi journaliste.
Évocation de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961.
Mardi
15 octobre, Demain je repartirai (2002) de , avant première. En présence de Chantal Richard et
d’invités autour du thème de l’immigration.
Ils ont traversé la
mer, pris des risques, vécu loin de leur famille et travaillé dur sur une terre qui n'était pas la leur, rêvé toute leur
vie d'un retour victorieux au pays. Ils, ce sont les travailleurs immigrés
du
Maroc ou de l'Algérie venus travailler en France dans les années 50 ou
60 et qui ont vécu dans les foyers de migrants, sans leur famille restée
de l'autre côté de la Méditerranée.
Au fil du temps, ces héros des années 50 sont devenus des pères, des
maris et des pères décalés, des citoyens marocains ou algériens d'un autre
temps, et quand arrive l'heure de la retraite, le rêve s'effondre. Démunis
face à l'administration, pauvres et souvent malades, ils redoutent les
difficultés d'un retour au pays où ils ont perdu leur place de chef de famille.
Oubliés ici, oubliés là-bas, ils réalisent soudain qu'il n'y aura pas de
retour, et encore moins de consécration.
Mardi 21 Octobre.
Les Enfants
d’octobre ( France 2001) d’Ali Akika, en présence de l’auteur
et d’invités autour du thème du 17 octobre.
A travers l’histoire d’Alima, on découvre de secrètes
blessures, on imagine la fierté et la peur du monde de l’immigration
pendant la guerre d’Algérie. Pesanteur des traditions, espoir d’un
retour au pays, balayés aujourd’hui par la rugueuse réalité française
où elle est enracinée.
Mardi 22 octobre, La moitié du
ciel d’Allah (96) de Djamila Sahraoui. En
présence de la réalisatrice, de Wassila Tamzali, et de
nombreuses invitées.
En Algérie, la guerre contre les femmes a commencé il y a
fort longtemps. Depuis toujours, être femme en Algérie se vit dans la
douleur et l’espoir, entre le dehors et le dedans.
Dedans :
les murs, le voile, la soumission, la mort…
Dehors :
la révolte, la liberté, le travail…mais l’exil aussi.
Construit
de leur espoir et de leur mémoire –animé de ma mémoire et de mon
espoir- ce film est l’histoire d’une « Moitié du ciel »
contrainte par l’Histoire et les hommes, à faire de sa vie un combat
pour être tout simplement.
Lundi 28
octobre, Douleur muette
(Algérie 99) de Azzedine Meddour, en présence de la fille de
l’auteur et de
psychologues pour enfants..
Ce film
raconte une partie souvent oubliée de l’horreur qu’a connue l’Algérie
ces dernières années : le drame des enfants qui ont survécu à
la tragédie de leurs familles anéanties par des islamistes. Salim fait
partie de ces enfants qui réapprennent à vivre et à dire
l’indicible grâce au travail prodigué dans un centre spécialisé de
Blida.
Lundi
4 novembre, Kateb Yacine un
Poète en trois langues.
De Stéphane Gatti. En présence de l’auteur
et de Amazigh Kateb (sous réserve)
Réflexion sur le colonialisme à travers la vie et l’œuvre
du poète.
Lundi 11
novembre : Échos
des
Stades ( Algérie 99) d’Abdelkader Ensaad en
présence de l’auteur sous réserve de Visa et de l’écrivain
Vincent Colonna.
A Travers les hymnes des supporters d’un équipe de
football d’Alger (l’USMA). Ensaad nous fait participer au mal de
vivre des jeunes algériens. Le stade devient une place où ils se
vident et recréent un monde à leur image et c’est sur la chanson
« Roma wala n’toura » qu’ils parlent d’une Algérie
autre, aux aurores plus calmes et ou ils n’auront plus à voir la
gueule des généraux.
Lundi 18
novembre, Les Enfants du vent ( Algérie
81) de Brahim Tsaki. En présence de l’auteur. et de psychologue pour
enfants.
La trilogie de Tsaki : « Djamel au pays des images »,
« Les œufs cuits » et surtout « La boite dans le désert »
raconte l’histoire d’enfants démunis et toujours créatifs… Le
dernier volet nous emmène auprès des gosses de Sidi Yacoub qui
fabriquent des jouets à partir de déchets de ferraille… Ces machines
minuscules ingénieuses et poétiques symbolisent la capacité de rêve
et d’imagination que gardent ces enfants malgré tout.
Mardi 26
novembre, Au temps du ramadan, Mustapha
Hasnaoui, en présence de l’auteur.
Le ramadan et les
pratiques qu'il suscite parmi la population musulmane immigrée en
France ont fortement évolué depuis les années cinquante. Ce film
montre comment il se pratique aujourd'hui dans le brassage des générations,
en accompagnant sa famille au fil des jours et des nuits du
mois du ramadan. Né i l y a 41 ans dans le 10ème arrondissement de
Paris, Isaac, le patron d'un café restaurant d'Aubervilliers, est déjà
grand-père. Son père kabyle, arrivé en France avant la guerre d'Algérie,
possédait deux cafés à Levallois. Ses dix frères et six sœurs ,
tous mariés, habitent la région parisienne avec leurs enfants.
La famille d'Isaac ne coupe jamais seule le jeûne. Un jour elle invite
un frère, une sœur et leur famille. Le lendemain, elle est invitée
chez l'un ou l'autre des frères ou sœurs. Autant de situations qui
permettent d'observer cette pratique et d'assister aux différentes
discussions entre enfants, parents et grands-parents autour du
religieux, des mariages mixtes, des racines et des métissages culturels.
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