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L'Algérie des Généreux
Du 25 septembre au 30 novembre
A Confluences, Maison des Arts Urbains
190, Bd de Charonne. 75020 Paris.

L’Espace Confluences « Maison des Arts Urbains » consacrera la totalité de sa programmation, du 25 septembre au 30  novembre 2002,  à l’Algérie.

28 représentations théâtrales, 2 expositions photos, 8 concerts, 3 débats, 10 films et deux lectures seront programmés pendant cette période, soit plus de cinquante manifestations.

Le socle de la programmation est l’accueil de la pièce de Michel Del Castillo, mise en scène par Armel Veilhan : « Une Répétition ». Évocation de la vie et de l’œuvre de Jean Sénac, poète algérien mort assassiné ». Mais durant ces deux mois,  vous pourrez aussi  écouter Djamel Allam ou Akli D et découvrir des jeunes groupes comme Fatima Groove ou Ich bin Walou et voir des films tels que Tahia Ya Didou ou Échos des stades...

Dans ce lieu d'échange et de convivialité qu'est Confluences nul doute que les rencontres seront enrichissantes...
Tout un programme.


Consultez
l'agenda des manifestations sur le site Internet de Confluences.

Septembre       
Octobre     Novembre


Théâtre :

« Une Répétition » , de Michel Del Castillo, 
mise en scène Armel Veihlan.

Du 25 septembre au 16 novembre.
Du mercredi au samedi à 20h30 
Réservation 01 40 24 16 46, 
tarif : 12.5 €, tarif réduit 8 €

La pièce :

Comment mettre en scène la poésie de Jean Sénac. 
Poète, qui fut engagé dans la guerre de libération algérienne, chantre de la révolution puis procureur impitoyable de la dérive du régime algérien.

La première qualité de la pièce de Michel Del Castillo est la distance que l’auteur prend avec son sujet. Si Armel Veilhan à un rapport passionnel avec la poésie de J.Sénac, l’écrivain ne s’interdit pas un regard critique sur la personnalité du poète, ni sur sa poésie elle-même.

Après le travail de recherche théâtral, entrepris par Armel Veilhan  « la nécessité d’une narration s’imposait », comme il le formule lui-même.

Michel Del Castillo a choisi d’évoquer trois personnages qui essaient de mettre en scène la vie de J.Sénac. C’est donc une pièce dans la pièce. A leurs coté deux comédiens alimentent leurs propos des poèmes de Sénac

Parmi ces personnages, celui de « Pierre», incarne sans doute le point de vue de Michel Del Castillo. Il interroge le parcours historique de Sénac, se faisant le procureur des vérités établies. Le personnage « d’Abel » qui pourrait être Armel Veilhan se sent beaucoup plus proche du poète. C’est donc les difficultés d’élaboration et de maturation du projet même, qui sont ici évoquées.

Situant la poésie de Sénac dans son contexte historique et dans la chronologie de sa vie personnelle, Michel Del Castillo parvient à la conclusion que ce poète est un autre Pasolini. 
Le thème de l’homosexualité est important mais ne suffit pas à expliquer cette analogie. C’est d’abord la place des poètes révoltés qui est soulignée, leur capacité à dénoncer l’injustice dont ils sont témoins tout en se vautrant dans une sexualité avec des prostitués misérables, dans laquelle l’argent tient une place dominante. En somme, leurs contradictions. Michel Del Castillo, ne peux s’empêcher d’insinuer que l’amour de Sénac pour l’Algérie, est d’abord sa passion pour les jeunes ‘mâles’ de ce pays.

Pour autant l’engagement politique de Sénac est indéniable. Son militantisme anticolonialiste traduit son choix pour une Algérie indépendante dans laquelle il trouverait lui, toute sa place. 
La déclinaison poétique de cet engagement prend parfois une tournure grandiloquente dont Michel Del Castillo se moque gentiment : « Tu es belle comme un comité de gestion… », mais il est indéniable que passé l’euphorie de la victoire, Sénac, à su voir à travers ses textes le gouffre vers lequel le pouvoir menait l’Algérie. 
Enfin, Michel Del Castillo ne pardonne pas à Sénac ce qu’il considère comme des omissions, entre autre, son indifférence à l’égard des Harkis.

C’est donc un texte emprunt d’admiration et de rejet pour le poète, que nous livre l’écrivain. 
Si l’on n’ est pas obligé de partager  l’ensemble de son point de vue, on ne peut que se féliciter de sa volonté de questionner l’histoire.

Expositions : 

La Galerie est ouverte du
lundi au samedi de 14h à 18h et les soirs de représentations.
du 6 octobre au 02 novembre.

Mardi 8 octobre
Vernissage à 18h30 de l’exposition de 3 photographes du quotidien algérien « Liberté » Lahzar Mokhnachi, Louisa Ammi,, Yahia Magha et du caricaturiste Dilem qui au jour le jour témoignent des difficultés rencontrées par la population algérienne.

Du 5 novembre au 1er décembre.
Vernissage à 18h30 de l’exposition de Nadia Ferroukhi.. « Retour au Pays ». Depuis 1992, la photographe n’était pas rentrée en Algérie. Lors de 2 voyages effectués en 2000 et 2002, elle s’immerge dans les problèmes quotidiens des familles, des femmes et des jeunes : Une plongée sensible et personnelle au cœur d’Alger.

Débats :

Mardi 01 octobre 2002 à 20h30, entrée libre sur réservation au 01 40 24 16 46.

« Histoire et Mémoires » 
Participants : Michel Del Castillo, Benjamin Stora.
Débat animé par Jean Pierre Tuquoi.
L’histoire coloniale, la guerre de libération, sont des sujets qui interrogent et nourrissent l’actualité immédiate.

Dimanche 13 octobre, à partir de 13h, entrée libre sur réservation au 01 40 24 16 46.
Journée débat sur « La création  artistique en Algérie aujourd’hui"

Avec : 
Pour le Cinéma :
Merzak Allouache, Abdlkader Ensaad (sous réserve de visa), Brahim Tsaki, Patrice Barrat (sous reserve) Djamila Sahraoui (sous reserve).
Pour le Théâtre :
M’Hamed Benguettaf (sous réserve de visa), Brahim Hadj Slimane (idem), Aziz Chouaki,, Ziani Cherif Ayad (sous réserve). Sandrine Charlemagne, Armel Veilhan, Baki Boumaza (sous réserve), Arnaud Meunier.
Écriture : 
Bouchene (éditeur), Nabil Fares (auteur), Michel Del Castillo.
Photographe : 
Lahzar Mokhnachi ' ( Algérie)
Arts Plastique : 
Mohamed Guesmia ( Algérie)

Mardi 19 Novembre. A partir de 13h, entrée libre sur réservation au 01 40 24 16 46.
« L’expression de la jeunesse en Algérie. »
Avec l’association « Rassemblement Action Jeunesse » et son président Hakim Hadad.

Ne serait-ce que par son nombre c’est la jeunesse qui porte aujourd’hui la parole contestataire en Algérie, souvent par le biais de la musique. Nous souhaitons donc introduire la session musicale par un débat sur les perspectives de la jeunesse algérienne.

Lectures : 

Entrée libre sur réservation au 0140241646.

17 Octobre à 18 h : lecture par Didier Daeninckx autour du thème du 17 octobre, texte librement choisis par l’auteur.

1er Novembre 18h : lecture par Nabil Fares autour du thème du 1er novembre., texte librement choisis par l’auteur.

Concerts: 

Du 20 novembre au 30 novembre à 20h30. 
tarif : 12.5 € , tarif réduit 8€ 
Réservations 01 40 24 16 46.

Mercredi 20 Novembre Djamel Allam et ses musiciens
Musique kabyle.

Vendredi 22 Novembre Akli D.
Centrée sur de subtiles percussions et une mandoline fugace, la poésie d’Akli D. est également dominée par des accents jazz-folk. « Un art du contraste au service de textes aux allures de protest-songs. » (ADEN)

Dimanche 23 Novembre Soirée Découverte

Ich Ben Wallou : C’est un laboratoire d’investigations musicales, au sein duquel chaque musicien joue au savant fou.  C’est bien de la folie dont sont atteint ces aventuriers de la note, ces raconteurs d’histoires, ces faiseurs d’harmonie, ces danseurs du ventre, des yeux et des oreilles.

Mercredi 27 Novembre : Aït ( Eléctroroots)
Après avoir longtemps travaillé sur le patrimoine musical de ses origines (Maroc) Aït rencontre MEKERKEB (arrangeur algérien de talent). De cette union artistique est né un style nouveau qui trouvera son nom dans le futur…

Jeudi 28 Novembre : Smadj
Smadj et Mehdi jouent du oud, accompagnés d’un ordinateur produisant des sons électroniques. L’harmonie répond présent.

Vendredi 29 Novembre : Soirée Découverte.

SAMIRA
Elle a 20 ans, une belle voix, du charme et une énergie débordante. Née en Algérie et depuis 17 ans à Paris elle porte en elle les influences musicales et culturelles de sa génération. Une artiste prometteuse.

Fatima Groove ( Groove berbère)
7 jeunes musiciens qui ont jeté l’ancre à Ivry sur Seine. Ils cuisinent le répertoireberbère traditionnel à la sauce d’aujourd’hui avec une patate d’enfer !!

Samedi 30 Novembre :  La fête finale de "l'Algérie des Généreux" avec Yelas
Un artiste dont nous vous proposons de découvrir le répertoire de son nouvel album 
(sorti en Octobre 2002) 
Découvrez également l'univers de Yelas à travers son site Internet.

Diffusion de Documentaires : 
Avec ARTE
Les lundi (et/ou) mardi à 20h30, entrée libre sur réservation au 01 40 24 16 46. 

Le principe des soirées documentaires à Confluences repose sur la gratuité et la présence des réalisateurs pour un échange avec le public.
De plus la chaîne de Télévision Arte, s’associe à Confluences un mardi par mois pour diffuser un des ses film. 
Les films seront l’occasion d’évoquer à travers des soirées spéciales des thèmes tels que les droits des femmes ou la situation des berbères. 

Lundi 30 septembre : 
Tahia Ya Didou (Algérie 71) de Mohamed Zinet. 
Soirée présenté par le journaliste Mouloud Mimoun.

Parti d’une commande de la ville d’Alger d’un documentaire touristique. Zinet également comédien dans le film évoque le côté gouailleur, amical et chaleureux de la capitale algérienne dans les années 70. A travers une histoire subtile il évoque aussi la guerre de libération et les souffrances des Algériens…
Drôlerie, humour, humanisme : ce film est certainement parmi les meilleurs du cinéma algérien
Zinet a disparu trop tôt. Acteur dès l’âge de 9 ans il fut aussi dessinateur dramaturge et surtout poète avant de devenir cinéaste.

Lundi 07 octobre. Chroniques Algériennes (94) 
de Jean-Pierre Lledo, Soirée en présence de l’auteur et de Nadjia Bouzeghrane (sous réserve).
Chroniques de femmes et d’hommes qui soit par leur courage, soit par leur dignité soit tout simplement par des pulsion de vie, refusent de se soumettre à la logique de l’intégrisme.

Lundi 14 octobre. Le silence du Fleuve de Mehdi lallaoui. 
En présence de l’auteur et des membres de l’association « Au nom de la Mémoire », soirée Animée par Samia Messaoudi journaliste. Évocation de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961.

Mardi 15 octobre,  Demain je repartirai  (2002) de , avant première. En présence de Chantal Richard et d’invités autour du thème de l’immigration.
Ils ont traversé la mer, pris des risques, vécu loin de leur famille et travaillé dur sur une terre qui n'était pas la leur, rêvé toute leur vie d'un retour victorieux au pays. Ils, ce sont les travailleurs immigrés du
Maroc ou de l'Algérie venus travailler en France dans les années 50 ou 60 et qui ont vécu dans les foyers de migrants, sans leur famille restée de l'autre côté de la Méditerranée.
Au fil du temps, ces héros des années 50 sont devenus des pères, des maris et des pères décalés, des citoyens marocains ou algériens d'un autre temps, et quand arrive l'heure de la retraite, le rêve s'effondre. Démunis face à l'administration, pauvres et souvent malades, ils redoutent les difficultés d'un retour au pays où ils ont perdu leur place de chef de famille. Oubliés ici, oubliés là-bas, ils réalisent soudain qu'il n'y aura pas de retour, et encore moins de consécration.

Mardi 21 Octobre. Les Enfants d’octobre ( France 2001) d’Ali Akika, en présence de l’auteur  et d’invités autour du thème du 17 octobre.

A travers l’histoire d’Alima, on découvre de secrètes blessures, on imagine la fierté et la peur du monde de l’immigration pendant la guerre d’Algérie. Pesanteur des traditions, espoir d’un retour au pays, balayés aujourd’hui par la rugueuse réalité française où elle est enracinée.

Mardi 22 octobre, La moitié du ciel d’Allah (96) de Djamila Sahraoui. En présence de la réalisatrice, de Wassila Tamzali, et de nombreuses invitées.

En Algérie, la guerre contre les femmes a commencé il y a fort longtemps. Depuis toujours, être femme en Algérie se vit dans la douleur et l’espoir, entre le dehors et le dedans.
Dedans : les murs, le voile, la soumission, la mort…

Dehors : la révolte, la liberté, le travail…mais l’exil aussi.
Construit de leur espoir et de leur mémoire –animé de ma mémoire et de mon espoir- ce film est l’histoire d’une « Moitié du ciel » contrainte par l’Histoire et les hommes, à faire de sa vie un combat pour être tout simplement.

Lundi 28 octobre, Douleur muette (Algérie 99) de Azzedine Meddour, en présence de la fille de l’auteur  et de psychologues pour enfants..
Ce film raconte une partie souvent oubliée de l’horreur qu’a connue l’Algérie ces dernières années : le drame des enfants qui ont survécu à la tragédie de leurs familles anéanties par des islamistes. Salim fait partie de ces enfants qui réapprennent à vivre et à dire l’indicible grâce au travail prodigué dans un centre spécialisé de Blida.

Lundi 4 novembre,  Kateb Yacine un Poète en trois langues. 
De Stéphane Gatti. En présence de l’auteur et de Amazigh Kateb (sous réserve)
Réflexion sur le colonialisme à travers la vie et l’œuvre du poète.

Lundi 11 novembre : Échos des Stades ( Algérie 99) d’Abdelkader Ensaad en présence de l’auteur sous réserve de Visa et de l’écrivain Vincent Colonna.
A Travers les hymnes des supporters d’un équipe de football d’Alger (l’USMA). Ensaad nous fait participer au mal de vivre des jeunes algériens. Le stade devient une place où ils se vident et recréent un monde à leur image et c’est sur la chanson « Roma wala n’toura » qu’ils parlent d’une Algérie autre, aux aurores plus calmes et ou ils n’auront plus à voir la gueule des généraux.

Lundi 18 novembre, Les Enfants du vent ( Algérie 81) de Brahim Tsaki. En présence de l’auteur. et de psychologue pour enfants.
La trilogie de Tsaki : « Djamel au pays des images », « Les œufs cuits » et surtout « La boite dans le désert » raconte l’histoire d’enfants démunis et toujours créatifs… Le dernier volet nous emmène auprès des gosses de Sidi Yacoub qui fabriquent des jouets à partir de déchets de ferraille… Ces machines minuscules ingénieuses et poétiques symbolisent la capacité de rêve et d’imagination que gardent ces enfants malgré tout.

Mardi 26 novembre, Au temps du ramadan, Mustapha Hasnaoui, en présence de l’auteur.
Le ramadan et les pratiques qu'il suscite parmi la population musulmane immigrée en France ont fortement évolué depuis les années cinquante. Ce film montre comment il se pratique aujourd'hui dans le brassage des générations, en accompagnant sa famille au fil des jours et des nuits du
mois du ramadan. Né i l y a 41 ans dans le 10ème arrondissement de Paris, Isaac, le patron d'un café restaurant d'Aubervilliers, est déjà grand-père. Son père kabyle, arrivé en France avant la guerre d'Algérie, possédait deux cafés à Levallois. Ses dix frères et six sœurs , tous mariés, habitent la région parisienne avec leurs enfants.
La famille d'Isaac ne coupe jamais seule le jeûne. Un jour elle invite un frère, une sœur et leur famille. Le lendemain, elle est invitée chez l'un ou l'autre des frères ou sœurs. Autant de situations qui permettent d'observer cette pratique et d'assister aux différentes discussions entre enfants, parents et grands-parents autour du religieux, des mariages mixtes, des racines et des métissages culturels.