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20 ans baraket ...le texte de la chanson

"ouech dek yel cadi"

Couplet 1-Istikhbar-
Ya n'ssa leklam makfach lazem neqtâ el ouidane
Laâdel ma issaouich ki ighib el mizan
Ya nass el jazair ghataou e chemsbel gherbel
N’hajikoum  ya bnat 20 sna hbal

Fi majless el âr  âm rabâ ou thmanyin
Darou kanoun hagar kanou metfahamin
Sarkou hak enssa ou kharjou m’hanyin
darou raihoum, hasbouna mel ghaflin

Refrain :
Ouachadek ya el qadi
Ouachadek tkhaf mani
Ouaqfa f’koul maoussem
Klami mafih sem


Zouadjna f’ yed flan ou feltan
Harmou âlina el khadma, ou ghalkou  el biban
B’ qanoun el ousra qat'ouna el djenhan
Ma netlab mzia, tarikhna bourhan

Refrain :
Ouachadek ya el qadi
Ouachadek tkhaf mani
Ouaqfa f’koul maoussem
Klami mafih sem

Annie Flore Batchiellilys (Français et Punu, langue du Sud Gabon) :
Nos voix s'élèvent
Na niangway
Mba mughetu moumou
A ghé la ses droits
Nos voix s'élèvent encore une fois
Mba mughetu moumou, A ghé la ses droits

En kabyle :
Amachahou awen dehkour
ayni khedhmen widh i hekmen
el kanoun idourwen
arouvliss tsoulawin

texte parlé :
afrem thed el kheleth
âachrin sna dharourou

Rabit ouladi n’har heten  rajôuli  kbar
Talaqni b’ kalma ou haouazni ma dar
slah ouladi f’ hokm el ghadar
Rayi ma ândou chen zid el hem oua damar

Refrain (kabyle)
Achou kyouren el qadhi
Achou lkhouf idourer
arou thoura souradhi
vrir adhîcher

Code de la famille, Commettant l’infamie,
Les tuteurs tirent les ficelles aux noces des gazelles,
Mineures oh ma soeur ! A l’ordre on te rappelle
Écoutez la chanson, elle ne changera pas d’air
Et qu’on se le dise, cette loi est à défaire,
A ne plus jamais faire, à ne plus jamais faire
Et qu’on se le dise, cette loi est à défaire,
A ne plus jamais faire

Ya sam'ine laqssida ma y doum el hal
El barah ki l’youm hadechi mouhal
Yed ouahda ma t’sefeq ya rjal
Mâak nour dhaouia mezel ou mezel

Refrain :
Ouachadak ya el qadi
Ouachadek tkhaf mani
Ouaqfa f’koul maoussem
Klami mafih sem

 

La chanson, le texte en français

Hé juge qu’est ce qui t’a pris ?

Prélude

Femmes, les mots ne suffisent plus, traversons le torrent,
Car il n'y a pas de justice quand la balance est truquée
O gens d’Algérie, peut on cacher le soleil avec un tamis ?
Je vous raconte là, les filles, l’histoire de 20 ans de folie
Dans l’assemblée de la honte, en 1984, des élus scélérats
Tous complices, ont fait le code de l’infamie,
Aux femmes ils ont ravi leurs droits, leur conscience est tranquille
Nous pensant crédules, ils ont fait la loi

Refrain :
O juge qu’est-ce qui t’a pris ? Pourquoi as-tu peur de moi ?
Je suis debout en toutes saisons, mes paroles sont sans venin

Aux mariages arrangés, les tuteurs tirent les ficelles
Ils nous excluent du travail, cadenassant les portes,
Ils imposent le code, fracassant les ailes
Secouez les mémoires, l’histoire parle pour nous, nous ne demandons pas de
faveur

O juge qu’est-ce qui t’a pris ? Pourquoi as-tu peur de moi ?
Je suis debout en toutes saisons, mes paroles sont sans venin
Nos voix s'élèvent
Aujourd’hui parce qu’ici la femme n’a pas ses droits
Nos voix s'élèvent encore une fois
Parce qu’ici la femme n’a pas ses droits

Je vous raconte l'histoire,
de ce qu'ont fait les puissants,
des règles, un code sans espoir,
dont la femme est l'obsession
Femmes,  sortez du noir,
de ces déboires de 20 ans.

Amour et nuits blanches à élever nos enfants,
Il m'a chassée d'un mot, répudiée, je n'ai plus de toit
Garde des enfants pour moi, mais tutelle entre les mains du traître
Ma voix est sans valeur,  à cela  s’ajoute la peine et le tourment

Refrain
Cesse juge de poursuivre
Une peur sans raison
Ecris que je veux vivre
Ma dignité maintenant
Code de la famille, commettant l’infamie,
Les tuteurs tirent les ficelles aux noces des gazelles,

Mineure oh ma soeur ! A l’ordre on te rappelle
Écoutez la chanson, elle ne changera pas d’air
Et qu’on se le dise, cette loi est à défaire,
A ne plus jamais faire, à ne plus jamais faire
Et qu’on se le dise, cette loi est à défaire,
A ne plus jamais faire

O vous qui m'écoutez, tout change, rien ne dure
Jadis comme maintenant, le joug est bien trop dur
O hommes, une main solitaire n’applaudit guère
Au loin brille ta lumière
et le chemin est clair

Refrain
O juge qu’est-ce qui t’a pris ? Pourquoi as tu peur de moi ?
Je suis debout en toutes saisons, mes paroles sont sans venin