|
Toutes
et tous les interprètes se sont engagés sans hésitation et
gracieusement dans la réalisation de cette chanson à plusieurs voix.
Leur "oui" a fusé, spontané et unanime.
Fettouma
Ousliha: C'est une pionnière,
elle est de ces qui ont eu le courage
d’affronter leur communauté et le regard de la société en
s’imposant sur les
écrans et sur les scènes de théâtre. Une carrière impressionnante.
Comédienne et actrice de talent, cette grande dame chante aussi a
capella un
répertoire rare de chants algérois très peu connus du public. De sa
voix
grave et profonde, comme dans les contes anciens, elle ouvre la chanson.
Hasna
el Becharia : Desert-blues,
transe, gnawa ... La musique
d'Hasna el
Becharia a traversé le désert du Sahara et c'est un subtil mélange de
tempêtes de sable, de guitares électriques, de karkabous (sorte de
castagnette) et de thé à la menthe.
Hasna vient de Bechar, dans le Sud Est de l'Algérie qui renferme une
pratique musicale féconde qui va du Diwan au Foundou en passant par le
répertoire populaire haddaoui
Hasna dont le premier album a été un succès, utilise le jeu virtuose
des
karkabous du Sud Est et la virtuosité du gumbri.
Elle chante ici en duo avec Souad Aslaoui-Becasse.
Nadia
Tachaouit : Nadia Tachaouit,
dont le patronyme signifie la chouia, est
la voix du peuple chaoui. Lorsqu'elle se met à chanter, c'est tout le
passé
berbère des Aurès que l'on ressent en elle. Les mélopées puisées à
la
source, transmises de génération en génération, lui ont été comme
offertes
très tôt en héritage. Avec ses mélodies douces et prenantes,
Nadia surprend
et ravit les mélomaneset , fait résonner le passé berbère des Aurès.
Dans la
chanson, c'est à sa voix nue et vibrante que s'accrocheront les
rappeuses.
Sam
: C'est la nouvelle génération
! 22 ans, guitariste,
Auteure, compositeure et chanteuse, elle a fait les premières parties
des
concerts de Gnawa diffusion à Alger. En France depuis peu, elle donne
de la
voix et du ton à tout ce qu'elle chante. Écoutez-la interpeller de sa
voix
exceptionnelle l'auditoire afin que les choses changent !
Samia
Diar : Encore la nouvelle génération!
Auteure, compositeure et
interprète, elle sait jongler avec les genres, et va du flamenco au
chaabi
en passant par les musiques des Aurès avec une aisance étonnante.
Toutes les
influences de la Méditerranée sont dans les doigts et la voix de Samia
qui,
joyeuse et combative prête l'oreille à tout.
Aicha
Lebgaa: Arrivée de Timimoun (sud-est
algérien), issue d'une famille de
musiciens, porte en elle tout l'héritage musical du désert, du
soufisme et
de la transe. Inspirée ? , créatrice avec Gnawa diffusion du spectacle
Nakhla, difficile de résister à sa voix profonde qui rappelle : le
code de
la famille nous coupe les ailes !
Djura
de Djudjura: Elle chante la femme, elle
chante les femmes. Djura
est
le symbole de l'artiste engagée. Ses messages, universels, ont valeur
de
témoignage et d'enseignement .De sa voix sensuelle et satinée, cette
lutteuse a chamboulé, déjà dans les années 70-80, le monde de la
chanson en
revendiquant dans ses chants kabyles, l'émancipation des femmes.
"je
chante tout haut ce que nos mères chantaient tout bas ". Djura a
depuis
élargi son univers créatif au cinéma et à la littérature.
Aujourd'hui elle
une des marraine de l'association "ni pute ni soumise".
Elle chante ici en berbère, en polyphonie berbère avec d'autres
artistes.
Keltoum
el Aurassia: Une des rares disciples de
Djermouni et Baggar Hadda,
Keltoum s'incrit dans la pure tradition du chant chaoui qu'elle restitue
de
sa voix puissante et rare.
Amira:
née à Paris de parents kabyles, elle mixe sa pop aux reflets
ensoleillés du Maghreb, écrit le Sud sur des sons du Nord, s'écoute
d'Est en
Ouest.
Zora:
Depuis 6 ans, elle écume les scènes du
Nord et de Belgique et a fait les
1ères parties de Zazie, Sapho ou encore Mathieu Chédid et en 2003
celles de
Tom Novembre. Son premier
album réalisé par Stefan Mellino, un des
musiciens des Négresses Vertes, est salué par la critique! Percus
méditerranéennes, guitares acoustiques frétillantes, voix lascive et
rythmée, elle puise dans la pop, le funk ou le reggae. Zora, dans la
chanson, accompagne les rappeuses
Zohra
Bendaoud: issue de l'école andalouse
d'Alger et de l'école d'arts
dramatiques de Bordj el Kiffan (Alger), elle est choriste pour de
nombreux
chanteurs. Ici, elle chante la polyphonie berbère et revendique notre
histoireŠen mode andalou!
Mamia
Cherif : chanteuse et auteure compositeure
et professeur de chant, Mamia
chante le jazz en arabe. En mêlant des instrument typiques du Magreb
(hajouj, Krabab, derbouka, bendirŠ) aux plus courant du Jazz, son
groupe
offre ainsi une grande palette de couleur. Avec son orchestre elle crée
un
métissage "couscous bechamel" !
Ici elle innove sur le mode rap et s'essaye
aux polyphonies berbère.
Faraka:
C'est une princesse du groove oriental, à la fois danseuse,
chanteuse, auteur et compositeur. Elle incarne à merveille l'esprit
contemporain de la fusion arabo-occidentale. Sur les traces de Natacha
Atlas, Faraka recherche ses racines orientales, animée par le désir de
mélanger et partager les cultures. c’est l’envoûtement. Dans la
chanson, en
français, elle le dit à sa manière "cette loi est à défaire"
Israhn
: elle est vocaliste. "Ma voix
traduit des émotions, je ne suis pas
chanteuse, je suis un instrument". Alors dans la chanson, elle
vocalise et
c'est notre sirène!
Kamila
Adli: Une des rares algériennes qui
chante en s'accompagnant d'une
harpe. Femme engagée et combative, elle n’en est pas à sa première
chanson
pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Là aussi il faut rajouter
une phrase ou deux
Miana
(Cheba Amina): Elle peut tout chanter et
dans plusieurs langues, mais
c'est sa voix rai qui a séduit le producteur Martin Meissonier. Dans le
remarquable et désormais introuvable CD "Big men" "Rai
meet Reggae" Miana
chante en duo avec Gregory Issacs et Innocent Kru. Bien sûr c'est la
voix
raï de la chanson!
Malia
: Son père était un maître du chaabi
réputé et elle l'accompagnait
dans les galas. Mélange de R'nB et de chaabi, sa voix contient des
grains de
beauté qui s'amusent entre Brel et El Anka.
Rabia
Asloum: Née dans le Sahara, elle
reprend dans son disque: Prague de
Rika Zarai, la foule d'Edith Piaf et la Marseillaise en arabe.
Souad
Belhaddad : Souâd Belhaddad, née en
Algérie, a grandi en France ; elle
est grand, reporter et lauréate du prix AFJ, des femmes journalistes,
en
1994. Dans son premier livre: "Entre-deux Je" Souâd nous
traduit avec
émotion la situation des filles Françaises d'origine Maghrébine.
Ecrivaine certes mais aussi one-woman showiste, Souad se moque des
frontières. Aujourd'hui, elle chante.
Biyouna:
Actrice et comédienne, Star
depuis longtemps en Algérie , le
talent de Biyouna explose aujourd'hui en France dans un un premier album
remarqué, à la manière d'une Sapho, la chanteuse interprète
franchement ses
textes. Elle chante avec ses tripes, souvent sans retenue, sur des
musiques
orientales ou down tempo proches de celles de Louise Vertigo. Dans la
chanson, sa voix âpre tangue et ironise, non elle ne s'en laisse pas
conter.
Zahra
N'soumer: La voix de femme cristalline
de la chanson tube qu'a été "I
vava I nouva" c'est elle ! Cette grande chanteuse célèbre dans
son dernier
disque l'amour, l'exil et la nostalgie, mais aussi la protestation. Bien
sûr, elle était là pour cette chanson !
Barbara
Luna : Elle est les rythmes de l'Amérique
du Sud, des ballades
douces, orageuses aux rythmes du Tango, du Candombé, de la salsa à la
chacarera argentine. Menant aujourd'hui une carrière internationale,
cette
nouvelle diva argentine a voulu participer à la chanson, donnant aux
mots de
la langue arabe qu'elle chante ici pour la première fois un frémissement
exotique.
Annie-Flore
Batchiellilys: Chanteuse exceptionnelle,
kora d’or du meilleur
espoir féminin en 2002, poète, maniant le français et le punu
(Gabon), femme
engagée, elle compose sur des rythmes africains mêlés à des éléments
d jazz, de blues, de variété. Sa voix fait trembler les frontières et
écoutez-la bien quand elle annonce « nos voix s’élèvent «. Avec
elle, elles
portent très haut !
Akli
D : Il a un style unique, poésie,
langue kabyle, rythmes voyageurs,
c’est sa fusion folk-kabyle à lui et il sait nous la faire partager.
L’entendez-vous dans la chanson ? Voix masculine, il participe au chœur
final car il sait qu’il ne s’agit pas que d’une histoire de
femmes.
Bazou
Yousfi :Auteur compositeur de talent,
interprète et arrangeur,
il a
plus d’un tour dans son sac et connaît
aussi bien le chaabi l'andalou le
meddouh. Il a accompagné Fellag au piano dans son one man show et a
composé
pour plusieurs artistes algériens dont Djamel Allam.
Mourad
et Amirouche :
deux frères auteurs
compositeurs interprètes d’un groupe renommé en Algérie
Ineslyen , ils chantent en kabyle mais cette fois ils reprennent le chœur
final mais en arabe.
|