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L'actu. de PlaNet DZ

 

                                            

        

La Création Artistique en Algérie, Histoire et Environnement
Par Brahim Hadj Slimane
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Un ouvrage réalisé sous l'impulsion de PlaNet DZ dans le cadre du projet AlgeArts et édité par Marsa Éditions
ISBN : 26913868-44-4
Prix : 16 € (en vente à Marsa éditions et à PlaNet DZ)
Réalisé avec le soutien du CCF d'Alger et de la Mission pour la coopération non-gouvernementale du MAE Français.

Il pourrait paraître facile, à première vue, de faire un état des lieux de la création artistique, en Algérie, si l’on considère que celle-ci sort à peine du chaos d’une guerre civile de dix années, soit plus longue que la guerre d’indépendance ; un chaos, au sens où le poète Kateb Yacine a dit, il y a une trentaine d’années : « l’Algérie, c’est un pays qui naît, dans un pays qui meurt. C’est comme après un tremblement de terre ; on croit que tout est fini, mais la vie continue ». Cela ne veut pas dire qu’avant le surgissement et le déploiement de la violence, du terrorisme islamiste, la création artistique, en Algérie, était libre et florissante, dans tous les domaines. Loin de là...

S’il y a bien un univers, en Algérie, qui se caractérise, autant et paradoxalement, par la richesse de sa vie, sa vitalité, et son peu de visibilité, c’est bien celui de la création artistique. La violence de la décennie passée a certes beaucoup ralentie l’émergence publique, au grand jour, de diverses formes d’expressions artistiques. Des artistes ont été fauchés à la vie. D’autres ont pris le chemin de l’exil, notamment en France où ils ont, d’ailleurs et parfois même avec brio, développé leur talent, ajoutant leurs touches à la mosaïque culturelle hexagonale. 

Mais, en Algérie même, des artistes sont restés et une nouvelle génération a émergé, dans le théâtre, la musique, la littérature, les arts plastiques, etc… 

Malheureusement, l’essentiel de ce flux se fait en dehors ou en marge des espaces et institutions culturelles, d’abords insuffisants, ensuite paralysés par une gestion bureaucratique et incompétente. Individus et groupes artistiques sont donc souvent livrés à eux même et chaque étape de leur geste créatif est un véritable parcours du combattant.

Toujours est-il qu’aujourd’hui de nouvelles figures artistiques, miroir, porteur des douleurs et des espoirs de la société algérienne, attend d’être vue, reconnue et promu ; a commencer parmi la multitude des communautés vivant en France.

Le travail que nous avons réalisé, grâce à l'impulsion de l'association Planet DZ, se veut être un voyage à l’intérieur de cette mouvance créative, algérienne, des deux côtés de la mer, une rencontre avec quelques une des figures de celle-ci et un rendu vivant de son acharnement, entre espoir, foi, et désespoir, à exister et s’exprimer, contre vents et marée.
Brahim Hadj Slimane

Basée à Paris, l’association PlaNet DZ, créée en 1997, œuvre en faveur de la promotion des acteurs culturels algériens et de sensibilité maghrébine.
Les projets de PlaNet  DZ visent autant à soutenir les créateurs qu’à faire connaître cette culture au public français et européen.
Depuis 1999, l’association anime le premier site Internet consacré à l’actualité culturelle maghrébine, et contribue à la valorisation de cette culture auprès d’un public grandissant. La particularité de l'activité de l'association est de constamment faire la part belle aux artistes et à leur univers, à l'essence même de leur travail et de leurs besoins. Avec le projet AlgeArts, initié en 2000, l'association PlaNet DZ s'est penché sur un aspect essentiel : les conditions économiques dans lesquelles la création artistique évolue actuellement en Algérie et les effets conjugués d'une crise multiforme sur la production, la diffusion des arts et du livre en Algérie. C'est avec les éditions Marsa que l'association a souhaité publier cet ouvrage qui a été imprimé en Algérie.