Communiqué
Présentée
par La Ligue des Arts Dramatiques de la Wilaya de Béjaïa, cette
manifestation, qui s'est déroulée
à la Cinémathèque de Béjaïa et au Théâtre Régional de Bejaïa, a
été organisée en collaboration avec deux autres associations, récemment
créées : Project’Heurts, une autre association basée à Bejaïa spécialisée
dans le domaine cinématographique, et Kaïna Cinéma, une association
installée à Paris et qui apporte son soutien et ses conseils à des
porteurs de projets cinématographiques en Algérie.
Cette
manifestation a été réalisée grâce à des soutiens institutionnels
:
l’APC de la ville de Tichy (M. Aïssani, Maire)
le
Service de Coopération et d'Action Culturelle (SCAC) de l'Ambassade de
France en Algérie
le
Centre National de la Cinématographie (France)
ainsi
que des partenaires et sponsors :
la
Cinémathèque de Béjaïa (M. Hamlaoui, Directeur)
le
Théâtre Régional de Bejaïa (M. Arezki, Directeur)
l'Entreprise Portuaire de Bejaïa (M. Boumsila, PDG)
l'agence artistique African Music Power (Momo)
Potlatch Production (Paris)
(pour
la publication et diffusion des actes professionnels, des sponsors sont
pressentis : Wilaya de Bejaïa Cevital, Danone)
Structurée
en tables rondes, études de cas et projections-débats, la
manifestation a permis aux professionnels et aux amateurs de se
retrouver autour de films à voir, de projets et problématiques du
secteur à débattre.
Etalée
sur 5 jours, du 27 juin au 1er juillet, la manifestation était
découpée en trois volets
:
1°)
un séminaire spécialisé portant sur l'organisation de festivals de
cinéma,
animé par des responsables français de festivals, et destiné spécifiquement
à
des animateurs de lieux de
diffusion cinématographique.
2°)
des débats thématiques ouverts aux professionnels et futurs
professionnels
du
cinéma et de l'audiovisuel (comédiens, scénaristes, réalisateurs,
techniciens,
producteurs,
distributeurs, responsables de lieux de diffusion cinématographique...).
3°)
une programmation proposera au public bougiotte des projections, suivies
de
rencontres-débats, de films réalisés récemment par de jeunes cinéastes
algériens
(courts métrages, documentaires, essais filmiques…).
Bilan
du séminaire "Organisation d’un festival de cinéma" :
Le
séminaire a réuni 35 stagiaires en provenance d'une dizaine de villes
d'Algérie (Alger, Bejaïa, Oran, Timimoun, Tizi Ouzou, etc…). Il a
permis aux participants d’exposer leurs cas individuels afin de mettre
en commun les problèmes rencontrés et d’arriver ainsi à une évaluation
des besoins spécifiques.
Les
intervenants français, directeurs de festivals, ont présenté leur
travail (historique, évolution…) et partagé leurs connaissances spécifiques
et leur expérience. Ils ont proposé aux participants des pistes de
travail.
L’objectif
de ce séminaire était de déboucher sur des propositions de
stages individuels dans des festivals se déroulant en France, destinés
à leur permettre de bénéficier d’une expérience pratique de préparation
et d’organisation. La qualité des premiers contacts établis à cette
occasion est de bonne
augure pour leur concrétisation dans les
mois qui viennent. Les curriculum-vitae des stagiaires vont être
largement diffusés par l'association française "Carrefour des
Festivals", représentée par sa Présidente, Mme Dominique Bax, et
son délégué général, M. Antoine Leclerc, qui faisaient tous deux
partie de la délégation française présente à Bejaïa :
Nadira
Ardjoun (Déléguée générale Festival de court métrage de
Clermont-Ferrand)
Dominique
Bax (Présidente de l’association Carrefour des Festival , Déléguée
générale Festival Théâtre et Cinéma de Bobigny et directrice de la
salle de cinéma Magic Cinéma de Bobigny)
Michèle
Driguez (régisseur du Festival international du cinéma méditerranéen
de Montpellier)
Philippe
Coquillaud (Délégué général Festival Européen du film court de
Brest),
François
Defaye (Secrétaire général du Festival international des écoles de
cinéma de Poitiers)
Antoine
Leclerc (coordinateur Carrefour des Festival ; Délégué général
Festival Itinérances d’Alès)
Bilan
des débats
"Etat des lieux" :
Il
s’est agi d’ouvrir un espace d’échanges et, à partir de
séances de travail, de nourrir la réflexion sur la pratique des
métiers et engager des pistes pour leur développement ou leur
perfectionnement.
L'objectif
était de dresser un état des lieux de l’ensemble de la filière cinématographique
en Algérie (acteurs et structures des branches Formation, Production et
Diffusion).
Les
discussions des professionnels ont abouti à la formulation de deux
propositions concrètes :
1°)
la mise en place, grâce aux outils informatiques, d'une structure de
base de données et la création d'un espace web destinés à collecter,
traiter et diffuser le maximum d'informations. Cela permettra de créer
un réseau dynamique et efficace, au service de l'ensemble des
utilisateurs potentiels : professionnels, amateurs, étudiants,
journalistes, particuliers, etc…
Les actes écrits des Rencontres Cinématographiques de Bejaïa y seront
publiés, sous forme de rapport.
2°)
l'instauration, dans le plus grand nombre de villes possible, de
réunions de travail inter-associatives, visant à promouvoir les intérêts
communs des associations oeuvrant dans différentes disciplines
artistiques et culturelles.
Concernant
Bejaïa, qui se retrouve par la force des choses
la ville-pilote de cette initiative, la Cinémathèque, la Ligue
des Arts Dramatiques, Project'Heurts, Tiwizi Timezrit (organisatrice de
l’hommage à Azzedine Meddour) et les étudiants du Collectif Culturel
Création et Progrès vont ainsi se réunir très prochainement pour définir
les possibilités d'échanges et de mise en oeuvre d'actions communes.
Bilan
des projections-débats
:
Malgré
la grande modestie des moyens de communication, la salle de la Cinémathèque
a bénéficié, grâce au bouche-à-oreille, d'une fréquentation qui
s'est accrue au fil des jours. La curiosité, l'enthousiasme et la fidélité
du public, qui a bravé la chaleur estivale, sont un élément extrêmement
encourageant pour l’avenir.
La
programmation, axée au tour du jeune cinéma algérien, proposait
chaque après-midi la projection de documentaires et courts métrages,
suivis de débats avec leurs réalisateurs.
Pour
la soirée de clôture, qui a fait salle comble, la
projection du film "Les sœurs Hamlet", de Abdelkrim
Bahloul, précédée d'un court métrage "surprise", a été
faite en présence du
Directeur de la Cinémathèque algérienne Boudjemaa Karèche,
de l’artiste-peintre Arezki Larbi, ainsi que du comédien
Rachid Fares.
Conclusion
:
Les
Rencontres Cinématographiques de Bejaïa ont été un succès à tous
niveaux, dans la mesure où les objectifs fixés au départ ont été
largement respectés :
- stimuler les rencontres et échanges professionnels, grâce au séminaire
sur la formation à l'organisation de festivals de cinéma
- débattre de l'état des ressources
humaines et matérielles et dégager des pistes concrètes de
travail pour améliorer la situation de la filière cinématographique
- faire reprendre au public le
plaisir d'aller au cinéma pour se divertir et se cultiver
Rendez-vous
donc à l'année prochaine pour les deuxièmes Rencontres Cinématographiques
de Bejaïa
Contacts
:
Noureddine
Khaled Khodja (Ligue des arts dramatiques de le Wilaya de Béjaia) / ladbejaia@voila.fr
Abdenour
Hochiche (Project’Heurts) / projectheurts@yahoo.fr
Habiba Djahnine (Kaïna Cinéma) / kainacinema@yahoo.fr
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